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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 00:01

 

patate-re-frites-juilet-2011.PNG

 

La folie de mes congénères a été maintes fois proposée à l’appréciation des internautes : les amis bretons se nourrissent de légumes cultivés grâce aux poubelles ménagères, les paysans auvergnats utilisent l’eau de station d’épuration pour irriguer leurs cultures.

 

( revoir les témoignages d’igepac :

http://www.dailymotion.com/video/xh6ahw_compost-d-ordures-menageres-pour-nos-legumes_news

et

http://www.igepac.com/article-la-cour-de-cassation-vient-de-confirmer-la-condamnation-a-perpetuite-des-membres-du-syndicat-d-explo-75491978.html )

 

Dans mon pays qui se prétend " développé " et dans ce domaine, je pensais que la folie des hommes avait atteint les sommets, mais les Rétais ont les MOYENS de faire plus fort, ils vont obtenir le label AOC et bio !!!

 

Dans cette même veine écologique, igepac va donc demander la culture de riz bio ( labélisé riz brun ) dans les lagunages. Triple avantage pécuniaire : plus d’épandage, l’irrigation est sur place et cerise sur le gâteau (de riz), le vrai goût de terroir ne demande pas d’assaisonnement supplémentaire de votre paëlla-step. Sans oublier l’avantage médical du label STEP : pris dès le premier âge les légumes petits pots « bébé » sont une garantie de croissance écologique en vous libérant de toutes vaccinations obligatoires.

 

Revenons sur Terre, le pire est peut-être déjà là. La réalité actuelle veut que les légumes de ces petits pots soient « bio », imaginez les conséquences avec des légumes de l’île de Ré donnés aux enfants. C’est une des raisons pour que la culture bio soit OBLIGATOIREMENT exempte de tous produits « step ».

 

En conséquence et en tant que consommateur subissant, vacancier en cet été 2011, je demande à être informé de ces nombreuses pratiques barbares. Je réclame le droit de contrôler mon propre empoisonnement et celui de mes proches, principalement de mes petits enfants. Je demande donc le label STEP pour toute culture et élevage utilisant les déchets des step, boues et eaux, dans le cycle de fabrication du produit, ce qui inclus compost, nourriture d’animaux ….

 

legmes-STEP.PNG

 

A l’origine de cet article, une sidérante information rétaise avec la bénédiction et l’aide des « responsables » locaux. Des cultures de légumes et de patates AOC, bio, nourris avec les résidus polluants de station d’épuration.

 

1/ L’information d’un site local

 

« Le projet d'une zone agricole irriguée à partir des eaux traitées de la station d'épuration de la commune date de 2006. Si tout se passe bien, les travaux pourraient être lancés d'ici 2012 ou 2013.

Patience, patience. Comme pour Sainte-Marie, les agriculteurs en attente des terres qui pourront être remises en culture, une fois irriguées, doivent ronger leur frein. “ Dès que j’ai eu connaissance de ce projet de bassin d’irrigation permettant de remettre des terres en culture, j’ai présenté ma candidature.

 

C’était en 2007. Mon projet est de cultiver une dizaine d’hectares de pommes de terre bio, puis d’autres pour des légumes en plein champ. Enfin, je souhaiterais créer une ferme pédagogique. Mais, au vu du temps qu’il faut pour monter ce projet de bassin d’irrigation, il faut être très patient”, raconte Jean-Marie Prybis, agriculteur sur le bassin de la Trézence, en Charente-Maritime. La patience, Romain Canteau, jeune agriculteur, en manque. Candidat sur le projet de Sainte-Marie, il s’est rabattu sur celui de La Flotte, quand il a vu que le premier n’était pas près d’avancer. Aujourd’hui, en attendant que le projet ne devienne réalité, Romain a donc anticipé auprès de propriétaires terriens auxquels il a proposé de cultiver leurs terres. »

 

L’article complet « Bassin d'irrigation à La Flotte - À la reconquête des friches » ici :

http://www.pharedere.com/22072011Bassin-d39irrigation-agrave-La-Flotte--Agrave-la-reconquete-des-friches,1.media?a=4488

 

2/ Dire que les eaux de step sont « traitées »

est un mensonge médiatique,

elles sont « partiellement traitées »

 

Les eaux usées en sortie de station d’épuration sont limpides mais énormément polluées par les produits chimiques de synthèse que nous utilisons à la maison et qui rejoignent la step via le tout-à-l’égout. La pollution par les produits pharmaceutiques est très médiatique, c’est la partie émergée de l’iceberg.

 

Une étude ( AMPERE ) récente à montrer que les stations standards épurent peu. Sur les quelques molécules recherchées ( 33 sur des centaines ), en moyenne, on nous annonce 15 % de rejets mais une moyenne n’a pas de signification de dangerosité chimique, ce que dit le rapport : « En définitive, 15% des substances prioritaires, 30% des molécules organiques et 90% des substances pharmaceutiques se retrouvent dans les rejets en sortie de stations d’épuration conventionnelles à des concentrations supérieures à 0,1 µg/l en raison de leurs propriétés physicochimiques et de leur concentration élevée en entrée de stations d’épuration. »

 

Si les résultats précis de cette enquête ont été publiés, la presse n’en n’a pas fait état. Il faudra qu’igepac revienne sur l’analyse de ces résultats. Mais il n’y a rien de plus normal, chimiquement, qu’une station d’épuration soit une vraie passoire. L’épuration est essentiellement une décantation avec une dégradation partielle des produits fécaux et ceci en quelques heures, les produits solubles dans l’eau ressortent des bassins. On ne dessale pas l’eau de mer avec un filtre à café contrairement à ce que l’on voudrait nous faire croire. Epurer ne veut pas dire dépolluer. Lorsque nos responsables cesseront de nous mentir avec cette confusion nous arrêterons d’empoisonner à petite dose la population, les plus jeunes étant les plus vulnérables.

 

Revoir cette enquête ici :

http://www.igepac.com/article-communique-de-presse---rapport-amperes-recyificatif-44158774.html

 

A propos de pollutions de stations d’épuration lors de pluie excessive ou ( et ) de surpopulation, voir ici deux exemples de pollution en bord de mer avec interdictions de baignade :

http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/rostrenen-loudeac/pleneuf/pleneufvaland/pleneuf-val-andre-22-les-plages-sont-reouvertes-22-07-2011-1378624.php

et

http://www.laprovence.com/article/a-la-une/marseille-les-plages-sous-la-malediction-du-drapeau-violet

 

3/ Pourquoi n’existe-t-il pas de politique

capable de s’occuper de santé publique ?

 

Récemment la direction de l’Agence sanitaire a été changée par suite de « bizarreries » dans le gestion de notre santé. Reviendra-t-on vers une gestion républicaine sans apport d’argent du privé ? Nous verrons ... .

  

Les gourous de l’épandage en Charente Maritime ont fait des adeptes. On épand bien les boues de step directement, pourquoi ne pas utiliser l’eau des step et mettre la culture en label bio ? - « C’est une de revalorisation des déchets, c’est donc du développement durable, c’est donc écolo, c’est donc bio. »

 

QUESTIONS

 

- Qui se cachent derrière de telles décisions ou telle administration ?

- Que font nos parlementaires ?

- Pourquoi les jeunes écologistes, sensibles à ce type de pollution, sont-ils absents du débat ? ( igepac a pu constater que les vieux ne connaissent pas la dangerosité ou même l’existence des produits chimiques et vont même à encourager ces méthodes de pollution )

- ... à votre tour de proposer vos commentaires,

... le débat est lancé sur " qu'est devenue la culture "bio " ?

... en filigrane : à quoi sert l'écologie politique, en 2011 ?

 

Annexe

 

Les bactéries dégradent les matières organiques pour survivre

 

Les bactéries sont des organismes « primitifs » vivants qui ont besoin essentiellement de molécules de Carbone, Oxygène, azote (N), Hydrogène, Phosphore pour exister. Ces éléments se trouvent dans les molécules plus ou moins complexes présentes dans les végétaux et les animaux que nous ingérons.

 

Ces bactéries « travaillent » dans notre tube digestif et nous permettent également de vivre. Les déchets de notre alimentation se retrouvent, avec les bactéries, dans les bassins de station d’épuration. Dans ces bassins, un apport d’oxygène par brassage ou injection d’air permet d’accélérer la décomposition des matières organiques. [ Une bactérie est essentiellement composée d'eau et en matière sèche d'environ 50% de carbone,  20% d'oxygène, 15% d'azote, 10 % d'ydrogène, 3% de Phosphore, reste 2% d'éléments divers . Ces  proportions peuvent correspondre à celles des reproductions bactériologiques dans un bassin d'épuration. ]

 

Les bactéries doivent fabriquer des enzymes exocellulaires, à l’extérieur de la cellule, pour « casser » les molécules afin qu’elles puissent passer à travers la membrane bactérienne et des enzymes endocellulaires, à l'intérieur de la cellule, pour obtenir les éléments nourriciers nécessaires à leur survie à partir des molécules qui auront traversé la membrane.

 

 patate-re-bd-02.PNG

 

 

 

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Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
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commentaires

stan 25/07/2011 06:14


une bombe à retardement cet épandage , mais que font les élus , comme à l'accoutumé RIEN...ils se félicitent surement des "progrès réalisés" sur Ré en culture dites "BIO"


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aout-2011

    - Les eaux que nous buvons

    ( 1 - Généralités )

    ( 2 - La chimie de l'eau buvable )

 

    L'arnaque des tarifications

 ( abonnement & tarification progressive )

 

     

 

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Epandage : pollution évitable

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