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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 00:05

Un scandale républicain en eaux troubles ? 

 

- Non, un nième reflet de société,

une visite touristique en Limagne Noire, 

à partager sans modération.  

 

" La Limagne (en occitan Limanha) est une grande plaine de la région d'Auvergne. Elle se situe autour de la vallée de l'Allier, à l'Est de Clermont-Ferrand, essentiellement dans le département du Puy-de-Dôme. Au XVIIIe siècle, il arrivait encore de se noyer en Limagne. Avec le travail de l'érosion et des hommes, tous les petits lacs se sont taris, laissant apparaître un sol fertile composé de calcaires, d'argiles, de marnes, de grès et de sable. Une terre noire et grasse que l'on dit amoureuse quand elle colle aux bottes. " (wikipedia)

 

Clermont-Ferrand est la première ville en France 

a avoir inventé la plus vaste pollution agricole,

... pour quelques euros.

  

La ville de Clermont-Ferrand gère en régie directe la production et la distribution d’eau potable, ainsi que la collecte et le transport des eaux usées. Le traitement des eaux usées, qui relève également de sa compétence, est effectué par la station intercommunale d’épuration appartenant à Clermont-Communauté. Aucune information technique sur l'exploitation de ces eaux usées n’est disponible sur le Net !!! Ces eaux usées sont exploitées par un syndicat regroupant une cinquantaine d'agro-industriels pour irriguer des cultures. Un gros bénéfice relevé : « Cette réutilisation des eaux usées permet de réduire en été l'impact des rejets de Clermont-Ferrand sur la qualité de la rivière Allier ».

 

Quelques citoyens agro-industriels et la collectivité ( la ville de Clermont-Ferrand ), tous de bonne foi à priori mais fort incompétents dans les domaines de la chimie et de la santé publique, ont obtenu le droit d’une bio-pollution à grande échelle grâce à …

 

A vous de TROUVEZ l’énigme de la Limagne Noire, une vallée où le maïs y est doublement polluant ( pesticides + eaux de step ), tout en garantissant une saine alimentation des mammifères et des nappes phréatiques dignes d’Auvergne.

 

Des espaces verts à la culture alimentaire, il n’y avait qu’un pas … d’Auvergnat autorisé par simple avis des Agences françaises de sécurité sanitaire (AFSS) et du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF), faute d’une réglementation scientifique limitant les concentrations des polluants. Avec une bonne propagande « scientifique » et médiatique, style « Médiator » ou «  Rundup », l’affaire est assurée du succès avec les polluants bien absents !!!

 

cycle-step-clermont.PNG

 

Les bio-polluants sont de réels polluants toxiques, voire mortels, à plus ou moins fortes concentrations, présents en sortie d'un processus dit de valorisation de nos déchets et qui a  toujours pour conséquence : « d'économiser peu pour polluer plus ».

 

 

Extrait d’un article de lexpress.fr du 31 mai 2011

http://www.lexpress.fr/

 

step-clermont.PNG

 

« Tout commence dans les années 1980, après la terrible sécheresse de 1976, qui a traumatisé bon nombre de paysans. Christian Liabeuf, jeune agriculteur installé depuis dix ans à Saint-Beauzire, en fait partie. Avec son ami et collègue André Berthonnèche, président de la sucrerie Bourdon implantée en périphérie de Clermont, il découvre, lors d'un voyage en Californie, les pratiques de la ville de San Francisco, qui utilise les eaux usées de sa station d'épuration pour arroser les espaces verts. De retour au pays, les deux agriculteurs échafaudent des plans sur la comète et décident de réaliser une étude de faisabilité. Leur projet utiliser l'eau de la station d'épuration de Clermont-Ferrand pour irriguer leurs champs. Un pari un peu fou que d'aucuns jugent "irréaliste".

 

L'eau est retraitée dans les bassins d'une sucrerie

 

Cette idée de recyclage astucieuse, inédite dans l'Hexagone, permettrait, notamment, rêvent les deux complices, de soulager certains producteurs trop éloignés de la rivière de l'Artière, où ils pourraient s'approvisionner. Elle leur garantirait, aussi et surtout, quels que soient les caprices de la météo, un rendement et une qualité de production homogènes.

 

Opiniâtre, Christian Liabeuf va batailler pendant dix ans pour parvenir à ses fins. "Il n'existait pas, en France, de référence en matière de réutilisation d'eaux usées. Il a fallu convaincre l'administration sanitaire de la sécurité du dispositif pour les habitants. Une étude épidémiologique a été menée pendant trois ans!" raconte le sexagénaire, une pointe de fierté dans la voix. Malgré les nombreux obstacles mis en travers de leur chemin, les initiateurs du projet parviennent à réunir les fonds (près de 5 millions d'euros, dont des aides européennes) et finissent par réaliser leur rêve.

 

A l'été 1997, les becs des pivots d'irrigation installés au cœur des champs auvergnats crachent, pour la première fois, l'eau issue de la station d'épuration de Clermont. 60 kilomètres de conduites souterraines ont été construits afin d'irriguer quelque 700 hectares de terres appartenant à 51 agriculteurs, réunis au sein de l'Association syndicale autorisée (ASA) de Limagne noire. Depuis treize ans, au lieu d'être reversée dans les rivières alentour, une partie des eaux retraitées prend, entre avril et septembre, le chemin de la sucrerie Bourdon.

 

Là, les huit bassins de l'usine, vidés des eaux de lavage des betteraves*, permettent de stocker le précieux liquide jusqu'à son pompage par les agriculteurs (voir le schéma). Dans ces lagunes disposées à l'air libre, l'eau purifiée naturellement par les rayons ultraviolets du soleil est débarrassée de toutes les bactéries et... prête à l'emploi. Les exploitants n'ont plus qu'à la tirer selon leur besoin, généralement lors de la saison sèche, du mois de juin à la fin d'août. Cette année, dès le début du mois de mai, de nombreux exploitants de l'ASA Limagne noire avaient commencé l'irrigation. »

 

Du sucre au secret de la potée auvergnate

 

* Le sucre auvergnat est donc extrait de bettraves ayant été lavées avec de l'eau des bassins de lagunage, lagunage de la station d'épuration de Clermont-Ferrand. Les papis auvergnats devaient utilisés les pots de chambre ( non lavés ) pour faire une bonne potée ... eurêka ! C'est ça, le secret de la potée auvergnate !

 

Retour au moins drôle mais tout aussi gastronomique, dans la même série de cette bio-pollution, un récent article igepac sur le bio en Ré :

http://www.igepac.com/article-alerte-sanitaire-folie-en-re-de-la-culture-bio-avec-les-eaux-de-station-d-epuration-80117730.html

 

Un arrêté préfectoral nous informe

sur une agriculture maîtrisée :

 

ARTICLE 4 – CONTRAINTES SANITAIRES

 

L'autorisation est accordée sous réserve du respect en toutes circonstances, des prescriptions édictées dans ses séances des 22 septembre et 20 octobre 1992 par le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France, portant notamment sur le matériel d'irrigation utilisé, les distances à respecter, les conditions climatologiques, la protection des personnes agricoles et du voisinage, la qualité des eaux. Ces prescriptions sont résumées ci-après.

 

Le niveau de contrainte A (moins d'un oeuf d'helminthe par litre et moins de 10 000 coliformes thermotolérants par litre) doit être recherché pour l'ensemble des cultures sur la totalité de la période d'irrigation. Il doit être respecté impérativement et en toute circonstance pour l'irrigation du maïs semence pendant le mois de juillet, compte tenu de la spécificité de la pratique agricole (castration manuelle) et des risques professionnels correspondants.

 

Un délai minimum de 24 heures doit être respecté entre la fin de l'irrigation et l'entrée du personnel agricole dans toutes les zones de culture du maïs. Si ce délai n'est pas respecté, mais toutefois supérieur à 5 heures, le personnel devra être intégralement protégé (masques, gants, vêtements de protection) pour éviter tout contact de feuilles mouillées avec la peau.

 

Tout personnel recruté pour la castration du maïs devra obligatoirement être vacciné contre le tétanos et la poliomyélite (la vaccination contre l'hépatite A est recommandée) ; une note d'information sur les risques sanitaires encourus et les précautions à prendre sera annexée au contrat de travail. Cette note sera communiquée, à la diligence du directeur de l'A.S.A., à l'inspecteur du travail (SDITEPSA de la direction départementale de l'agriculture et de la forêt).

 

Si le niveau A n'est pas obtenu, l'irrigation ne pourra être pratiquée que sur des cultures acceptant le niveau B (moins d'un oeuf d'helminthe par litre).

 

Des précautions supplémentaires, même dans le cas où la qualité A est atteinte, sont imposées :

- ouvrages du réseau inaccessibles au public,

- arroseurs mobiles, alimentés à une pression inférieure à 5 bars,

- respect d'une distance de 100 m au delà de la portée des canons-asperseurs par rapport aux habitations,

zones de sport et de loisirs, péage de l'autoroute ; pas d'arrosage débordant sur les voies publiques,

- arrêt de l'aspersion dès que la vitesse du vent dépasse 30 km/h à Aulnat,

- utilisation de pendillards (ou d'autres dispositifs d'efficacité équivalente) à très basse pression le long des routes,

- plantation raisonnée de haies brise-vent.

 

et un peu plus, ici :

  http://www.auvergne.pref.gouv.fr/pdf/gestion_eau/limagne_noire.pdf

 

igepac va essayer d'obtenir une analyse obligatoire pour confirmer qu'elle ne prend pas en compte la pollution chimique industrielle.

 

La réglementation

 

Trop âgée, elle ignore les pollutions chimiques industrielles de notre mode de vie. Article 24 du décret n°94-469 du 3 juin 1994 relatif à la collecte et au traitement des eaux usées mentionnées aux articles L. 372-1-1 et L. 372-3 du code des communes – ou Article R211-23 du Code de l'environnement -

 

« Les eaux usées peuvent, après épuration, être utilisées à des fins agronomiques ou agricoles, par arrosage ou par irrigation, sous réserve que leurs caractéristiques et leurs modalités d'emploi soient compatibles avec les exigences de protection de la santé publique et de l'environnement.

Les conditions d'épuration et les modalités d'irrigation ou d'arrosage requises, ainsi que les programmes de surveillance à mettre en œuvre, sont définis, après avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail et de la mission interministérielle de l'eau, par un arrêté du ministre chargé de la santé, du ministre chargé de l'environnement et du ministre chargé de l'agriculture. »

 

   BD-les-fechier-a-clermont-A-aout-2011.PNG

 

A propos de la famille Fêchier

 

La famille modèle et moderne : le père Fêchier, la mère Fêchier, la fille Fêchier, le fils Fêchier et les cousins : l’élu Fêchier, le météorologiste Fêchier avec sa pluie et sa sécheresse, le voisin et l’étranger Fêchier, l’agriculteur Fêchier lui qui nourrit la famille, ... une famille nombreuse de 60 millions d’âmes et une encore plus nombreuse, la diaspora des Fêchier.

 

Et Dieu, dans tout ça ? 

 

A propos de l'université d'été d'Europe Ecologie

 

Vraiment désolé, pour ce tourisme vert d'Auvergne ( Plutôt étrange, qu'il n'y ait pas un seul écologiste averti dans la région !!! ).

 

Nous serons attentif à l'écho ou non de cette information.

 

Questions du consommateur

 

C'est la seule raison d'être de cet article ... et d'igepac.

 

Suis-je prévenu que ma viande et autres aliments a un antécédent " station d'épuration " ?

- NON, évidemment.

 

Qui pourra m'en informer si les politiques s'en moquent ?

 

Si j'ai le choix de mon poison, un enfant n'a aucun choix et qui sera son empoisonneur ?

 

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Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
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commentaires

jean rapenne 16/08/2011 08:46


bonjour, votre article est interessant. Des contrôles sont ils effectués sur les plantations? existe il un risque sanitaire? si oui, est il mesuré? merci. cordialement. Jean Rapenne


Pierre 16/08/2011 11:40



Il est très difficile de trouver des infos sur le Net, j'essaye de les avoir en direct et ce n'est pas gagné d'avance. A mon avis, les seuls contrôles chimiques spécifiques à cette
activité sont d'ordre bactériologique. Le risque sanitaire est évident. Quel est son réel impact ? Pas de mort directe, donc tout va bien !!!


Il suffit d'analyser les polluants dans les plantes, c'est très facile. Comme pour l'eau potable il n'y a pas de cohérence scientifique dans notre réglementation, pratiquement
inéxistante. Et pourquoi ?


J'attends également des commentaires des politiques d'Europe Ecologie.


Pour reprendre une célèbre expression : " Europe Ecologie, n'a pas le monopole de l'écologie et igepac assume, jusqu'à preuve du contraire, les articles du blog. Sur 500 articles,
des dizaines de milliers de visiteurs (100 000 cette deuxième année ) et pas une contre-preuve.


Le contrôle chimique, c'est aussi simple que 1+1=2. Nous sommes au niveau de la maternelle, c'est donc très difficile d'atteindre le niveau primaire.



stan 16/08/2011 05:24


vraiment ça fait chier ! Clermont, Ile de Ré , et chez moi les eaux de lavage qui puent de la laiterie de SOIGNON arroséessur les terres agricoles sur des kilomêtres ! et les responsables élus
locaux ...? ils s'en moquent ça c'est sur! !


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