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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 00:01

Ce n'est pas le premier détournement de fonds du SIAAP... mais toujours pour une bonne cause.

 

drogue-01.PNGDe la drogue dans les réseaux de canalisation - par Marielle Court

 

Les scientifiques ne se montrent toutefois pas très inquiets quant à la pollution de l'eau du robinet. Les traces de drogues dans les eaux usées permettent de suivre les consommations de ces toxiques dans la population. 

 

L'eau n'a peut-être pas de mémoire, mais elle conserve d'encombrants souvenirs. Après les résidus de médicaments, de pesticides, de métaux lourds… Les chercheurs se penchent désormais sur un dossier tout aussi explosif: les traces de drogues.

 

Une équipe du laboratoire de santé publique et environnement (université Paris-Sud, UMR 8079) a ainsi effectué la première étude française sur le sujet (1) en analysant des eaux usées collectées dans six stations d'épuration.

 

Les scientifiques, qui ont publié leurs résultats dans la revue Forensic Science International se sont intéressés à quatre substances: la cocaïne, l'ecstasy, l'amphétamine et la buprénorphine (un médicament de substitution à l'héroïne). Et les résultats sont là qui montrent des traces plus ou moins importantes de chacune des substances dans les eaux des égouts. Les teneurs en cocaïne notamment «varient entre 5 et 336 ng/l et entre 37 et 850 ng/l pour la benzoylecgonine (principal métabolite, soit une substance dérivée de la cocaïne, NDLR)», précise Thomas Nefau, l'un des chercheurs. Les résidus d'ecstasy sont rarement détectés et parfois à des doses de l'ordre de 28 ng/l.

 

Ces résultats ne permettent qu'une estimation globale du nombre de personnes qui se droguent et des quantités consommées, mais ils donnent deux types d'information intéressants: quelle est la tendance de la consommation et quelle zone géographique est concernée. «C'est un très bon outil de mesure», explique Yves Levi, qui a piloté la recherche, car désormais «n'importe quelle commune peut suivre au rythme qu'elle souhaite la consommation de drogues sur son territoire et y répondre», ajoute-t-il.

 

Les prélèvements effectués en région parisienne sont riches d'enseignements. Ils soulignent notamment qu'il n'y a pas de différence de consommation entre communes riches et pauvres. En revanche, les consommateurs sont plus nombreux à Paris qu'en banlieue et le week-end est pire que la semaine. «Le pic le plus élevé a été observé lors de la Fête de la musique», précise également Sara Karolak, maître de conférences à l'université. Cette dernière montre également que si la France se situe a peu près au même rang que la Belgique ou la Suisse elle est loin derrière l'Espagne ou l'Italie qui, la première, a lancé des études à partir de 2005.

 

«Cette méthode doit permettre de compléter les autres indicateurs qui existent déjà», commente Étienne Apaire, le président de la Mildt (Mission interministérielle de la lutte contre la drogue et la toxicomanie). «Cette technique ne peut pas fonctionner pour toutes les drogues et notamment l'héroïne, qui contient des opiacés comme certains médicaments, rappelle Jean-Michel Costes, directeur de l'OFDT (Observatoire français des drogues et des toxicomanies), mais elle peut permettre un suivi et une spatialisation», confirme-t-il.

  

L'effet cocktail 

 

Elle ouvre également un autre champ d'investigation, celui de la pollution de l'eau. Les stations d'épuration en effet n'éliminent pas la totalité des molécules. À l'instar des autres micropolluants, elles traitent entre 50 et 90% des substances», rappelle-t-on chez Suez Environnement. Quels sont les effets sur les écosystèmes? «Pour l'heure, il n'existe aucune donnée», souligne Yves Levi. Les scientifiques ne se montrent toutefois pas très inquiets quant à la pollution de l'eau du robinet. Les traces de drogues sont en quantité inférieures à celles des médicaments dans les ressources en eau.

 

Reste une interrogation de taille: l'effet cocktail. Si les substances isolées semblent sans danger vu les très petites quantités, «il est impératif que l'on mette au point des tests prenant en compte l'ensemble», insiste Hervé Suty, directeur des centres de recherche de Veolia Environnement, qui soutient financièrement la suite de la recherche sur les aspects environnementaux. Des mélanges de molécules dont chercheurs, grandes entreprises ou services de santé aimeraient tellement pouvoir s'assurer de l'innocuité.

 

(1) Étude cofinancée par la Direction générale de la santé, le Siaap et l'association Safe

 

Autres articles :

 

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iRCjx1SSLPX0ehfGcVDTwx5MLl0A?docId=CNG.471bd969565dafff62eb324408c3d6fc.01

 

http://www.docbuzz.fr/2010/08/26/123-evaluation-de-la-consommation-de-drogue-a-paris-et-sa-peripherie-par-lanalyse-des-eaux-degoux/

 

http://www.lefigaro.fr/sante/2010/12/22/01004-20101222ARTFIG00538-de-la-drogue-dans-les-reseaux-de-canalisation.php

 

http://www.europe1.fr/France/Une-carte-de-la-drogue-a-partir-des-eaux-usees-349439/

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Published by Pierre PETIT - dans STATION d'épuration
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