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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 07:00

  robinet 01

L'eau peut encore être excellente à une source "profonde" de montagne par exemple ou parfois impropre à la consommation mais reconnue saine.

 



Pourquoi ?
Une eau est saine face à la loi, à la réglementation UNIQUEMENT. Le nombre de produits polluants recherchés et la fréquence des analyses dépendent des risques potentiels liés à une pollution supposée ( déduites des textes législatifs ), mais aussi du nombre d'habitants concernés par la distribution d’une ressource.

 

Si la pollution bactérienne est bien suivie, la pollution par les produits chimiques agricoles ( pesticides … ) est partiellement recherchée.

 

igepac a fait un premier bilan ( partiellement publié ) de son enquête sur « L’eau du robinet est-elle buvable ? ». Il en ressort sur les points précisés précédemment que :

 

1/ La détection des pesticides à la campagne est récente et les petites unités ( hameau - petit village ) n’ont pas toujours les moyens financiers de faire des analyses coûteuses. Pourtant la pollution peut y être très forte.

 

2/ De plus la fréquence d’analyse ( pesticides ) de ces petites unités est située entre  5  et 10 ans, comparée à une journée pour la capitale. Voir la réglementation :

http://www.igepac.com/pages/Frequence_des_prelevements_de_leau_a_analyser-1956016.html

 

3/ L’inadmissible : les analyses coûteuses ne sont pas adaptées à la pollution locale. Les produits chimiques employés localement ne sont pas comptabilisés. De nombreuses analyses sont faites mais pas les bonnes. Un exemple : on connaît les pesticides et engrais relatifs à telle culture et on s’aperçoit qu’un sur deux n’est pas recherché.

 

La loi a évolué en montrant du doigt le fabricant et non l’utilisateur. En effet les fabricants vont être obligés de déclarer les produits mis sur le marché. Quel en sera le bénéfice ? … pratiquement nul.

 

igepac propose une issue évidente, simple et efficace : l’obligation à tout exploitant agricole de déclarer les produits qu’il épand sur ses terrains, à la Préfecture via la Mairie du lieu d’exploitation. Ensuite le distributeur ( Mairie ou Veolia & Cie ) pourra effectuer de véritables analyses. Il est responsable devant la loi de la salubrité de l’eau qu’il distribue.

 

Conclusion

 

L’égalité de la surveillance sanitaire de notre eau n’existe pas.

 

Ce n’est peut-être pas mortel à court terme, mais je m’inquiète pour les futures générations qui se nourrissent des produits chimiques de l’alimentation de tous les jours : antibiotiques et produits pharmaceutiques divers dans les viandes, pesticides des fruits et légumes, conservateurs et colorants inutiles. Etc.
L’eau peut parfois être un apport de plus.

 

!!!  IL N’EST PAS QUESTION D’AFFOLER, MAIS D’INFORMER  !!!


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Published by Pierre PETIT - dans Politiques de l'eau
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