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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 00:00

facture-01.jpgC’est ce que révèle 20 minutes d’après un sondage Sofres-Lyonnaise des Eaux. Il est vrai que l’électricité, le gaz ont été nationalisés mais pas l’eau et l’on se retrouve actuellement avec des écarts considérables entre proches voisins.

Si 76 % des Français acceptent un prix unique, combien accepteraient de nationaliser le service public de l'eau ?

Actuellement, les plus gros écarts de prix ( de 1 à 5, voire plus ) du mètre cube d’eau entre voisins de « palier » sont dûs à la présence sur nos factures d’eau, de parts fixes appelées à tort « abonnements ».

Un deuxième problème de gros écarts provient du lieu où nous habitons, en ville ou à la campagne.

Les communes de campagne, de plus en plus polluées, sont contraintes de s’interconnecter ce qui entraîne de grosses structures gérées par le privé ( une privatisation indirecte, sournoise, silencieuse ). L’Agriculture nourrit toute la Nation mais les conséquences financières de sa pollution sont à la charge des collectivités polluées et si le prix du mètre cube d’eau à Paris est à 3 €,  il est à plus de 20 € pour certains villageois !!!

La seule solution égalitaire est a priori la nationalisation de ce service public, mais ces idées républicaines ne sont plus de ce siècle. En attendant une meilleure équité, igepac essaie d’informer sur les vrais tabous de la gestion de notre eau.

____________________ 

 

le 04.06.10 EXCLUSIF 20 MINUTES-FRANCE INFO – par Charlotte Mannevy

76% des Français favorables à un prix unique de l'eau d’après un sondage TNS Sofres-Lyonnaise des Eaux (1).

Jean-Luc Touly, directeur de l'eau à la Fondation Danielle Mitterrand, n'est pas surpris par ce résultat... pour d'autres raisons : « Il y a un 1 euro de différence entre le mètre cube payé dans le 15e arrondissement de Paris et Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), juste à côté. On comprend que les usagers se posent des questions ! » Qualité du réseau, conditions d'exploitation, en zone montagneuse par exemple, justifient les différences de prix. Mais ce n'est pas la seule variable.

igepac :  Un euro pour le délégataire sur cinq euros de facturer ne paraît pas une marge brute anormalement élevée pour une entreprise privée. Certains élus facturent à leurs concitoyens un prix du mètre cube d’eau plusieurs fois supérieur au prix de revient à l’aide d’une part fixe sans que ça ne dérange personne !!! Où est le réel problème, le scandale actuel pour l’usager ? La marge de 20 % du privé ou les 400 % de marge de la collectivité !!! Commençons à balayer devant la porte de notre démocratie locale.

 

« Plus d'injustice que d'égalité »

 

«Pendant des années, les grands opérateurs du secteur ont imposé leur loi, assure Jean-Luc Touly. Et aujourd'hui, alors que de nombreuses municipalités remettent en cause le système, on assiste à une véritable guerre des prix.» Exemple: Anglet (Pyrénées-Atlantiques), qui a obtenu un rabais de 61% sur le m3 d'eau en renégociant son contrat avec Suez.

igepac : Qui paye ces baisses citadines ? Ce sont les communes de campagne ( petites à grosses ) qui ne sont pas capables de négocier pour x raisons et qui ont des prix excessifs pour un service rendu minimal. Qui surveille les comptes ? Personne, quand on sait que les grandes villes sont incapables de contrôler la gestion financière de leurs délégataires, quel moyen a un petit syndicat de quelques petits milliers d’abonnés face à ces énormes entreprises financières ? Revoir la réalité à Rennes :  

Mais un tarif unique de l'eau est-il envisageable ? Oui, selon Jean-Luc Touly. « Irréaliste et pas souhaitable, répond André Flajolet, député UMP et président du Comité de l'eau. Il y a plus de 30  services d'eau en France. De plus, les investissements à réaliser n'étant pas les mêmes partout, cela créerait plus d'injustice que d'égalité.»

Question d’igepac : - Qui connaît un élu de droite favorable au retour en régie ? igepac recherche un témoignage.

 

Polémique également, l'idée d'un tarif progressif de l'eau en fonction de la consommation, souhaité par 55% des sondés.

SURPRENANT : La Lyonnaise des Eaux affirme y être favorable et des expérimentations ont actuellement lieu, mais il faudra convaincre les élus locaux. Car ce système ne fonctionne qu'avec la suppression de la part fixe de la facture, pratiquée par 90% des communes.

igepac : Chiche ! igepac fait un appel à TOUS les clients de la Lyonnaise pour demander la suppression des parts fixes, suite à la volonté affirmée de la Direction.

 

«  … le prix de l'eau est toujours basé sur les volumes, nous pensons que ce n'est plus adapté.» , déclare Isabelle Kocher, Directrice Générale de la Lyonnaise des eaux, filiale de Suez Environnement.

Question d’igepac :  Sur quoi se baser pour facturer l’eau ? Revenir au forfait ? … Nous aimerions en savoir plus.

 

(1) Sondage réalisé les 10 et 11 mai 2010 sur un échantillon national de mille personnes, selon la méthode des quotas.

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Published by Pierre PETIT - dans Politiques de l'eau
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