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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 07:00

 

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Communiqué de presse de l’Afssa qui définit des valeurs d’imprégnation critiques aux PCB ( PolyChloroBiphényles ) dans le sang

 

 

 

Plusieurs études épidémiologiques internationales fournissent des données sur les relations entre l’imprégnation corporelle aux PCB (taux sanguin de PCB) et la santé.

  

Sur la base des effets sur le développement neurologique de l’enfant in utero, l’Agence définit, dans le cadre d’un avis publié ce jour, une valeur d’imprégnation critique de 700 ng PCB totaux par gramme de lipides plasmatiques pour les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir (fillettes et adolescentes incluses), les femmes allaitantes et les enfants de moins de trois ans. Pour le reste de la population, l’Afssa propose, à titre indicatif, une valeur d’imprégnation critique de 1800 ng PCB totaux par gramme de lipides plasmatiques.

  

Suite à l’interdiction des PCB en 1987 et aux dispositifs de surveillance des milieux pollués, les teneurs sanguines en PCB dans la population générale ont diminué et se situent dans la moyenne européenne. Cependant, une minorité de la population présente une imprégnation jugée trop élevée.

  

La principale source d’exposition aux PCB est la consommation de poissons issus de milieux pollués. Une réglementation européenne fixe des seuils maximum à ne pas dépasser dans les aliments pour la somme des dioxines et des PCB de type dioxine (PCB-DL) qui ne reflètent que partiellement la contamination en PCB totaux.

  

L’Afssa apporte son appui technique aux ministères pour identifier les milieux aquatiques les plus contaminés et veiller à la conformité des aliments.

 

Au regard des résultats du présent avis, l’Afssa recommande l’extension de la réglementation à l’ensemble des PCB, afin de mieux protéger les femmes et les enfants lorsqu’ils consomment du poisson dont le bénéfice pour la santé est avéré.

  

Elle rappelle aussi que l’intensification de la réduction des rejets de PCB, 1er axe du Plan national d’actions sur les PCB, reste essentielle pour diminuer les expositions. Enfin, pour mieux évaluer le risque chez les consommateurs de poissons d’eau douce dans les sites les plus pollués, l’Afssa a engagé avec l’InVS une étude nationale d’imprégnation sanguine aux PCB à la demande du ministère de la Santé et avec l’appui des fédérations de pêcheurs amateurs et professionnels. Les résultats seront connus au premier trimestre 2011.

 ____________________________

 

 

Etude nationale coordonnée par l’Afssa et l’Invs sur l’imprégnation aux PCB des consommateurs réguliers de poissons d’eau douce

  

Pourquoi une étude d’imprégnation ?

  

Chez l’homme, l’exposition aux PCB s’effectue principalement au travers de la consommation alimentaire. L’évaluation par l’Afssa de l’exposition alimentaire de la population française aux PCB a montré en 2007 un dépassement de la Dose Journalière Tolérable (DJT) chez les enfants et les adultes les plus fortement exposés, notamment les forts consommateurs de poissons.

  

L’objectif de cette étude est de mettre en évidence une éventuelle sur-imprégnation aux PCB (c’est-à-dire des teneurs sanguines plus élevées en PCB) des consommateurs par rapport à des non consommateurs de poissons d’eau douce dans des zones contaminées et des zones témoins.

 

Quels sont les partenaires de cette étude ?

 

L’Afssa est l’investigateur principal de cette étude conduite avec le partenariat de l’Institut de veille sanitaire (InVS). Le Ministère de la santé finance intégralement cette étude. Par ailleurs, l’Afssa bénéficie du concours de la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF) ainsi que du Comité national de la pêche professionnelle en eau douce (CONAPPED) qui ont accepté de mettre à disposition les informations sur leurs adhérents.

 

Cette étude a reçu l’avis favorable du Comité de protection des personnes (CPP) ainsi que de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), autorisations indispensables pour mettre en oeuvre ce type de recherche biomédicale.

 

Comment se déroule cette étude ?

 

6 sites d’étude sont suivis sur la Somme, la Seine, le Rhône, le Rhin et la Moselle, la Loire et la Garonne, représentant environ 900 km de cours d’eau dans 20 départements. Les participants sont recherchés parmi la population des pêcheurs amateurs et des pêcheurs professionnels exerçant sur ces sites.  Après la phase préparatoire démarrée au printemps 2008, l’étude a débuté sur le terrain en avril 2009.

 

Pour chaque participant, elle se déroule en 3 principales étapes :

 

· une enquête téléphonique auprès du pêcheur et des membres de son foyer sur les habitudes de pêche et de consommation des poissons d’eau douce ;

 

· une enquête sur les habitudes alimentaires (poissons et autres aliments) lors d’un entretien à domicile ;

 

· la réalisation d’un prélèvement sanguin dans un laboratoire d’analyses participant.

 

L’Institut de sondages Lavialle (ISL) est chargé de la réalisation de cette partie de l’étude. Parallèlement, l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (ONEMA) complète cette étude par la mesure des teneurs en PCB dans les poissons prélevés sur les six zones de pêche de l’étude.

 

Quel est le calendrier de l’étude ?

 

La phase d’inclusion des participants est achevée en avril 2010. 629 pêcheurs ou membres de leur foyer participent à cette étude dont 612 appartenant à des foyers de pêcheurs amateurs et 17 appartenant à des foyers de pêcheurs professionnels.

 

Parmi ceux-ci, 188 sont des consommateurs réguliers (au moins 10 fois par an) de poissons bio-accumulateurs de PCB.

 

Les analyses sanguines en PCB sont actuellement en cours et seront intégralement disponibles à l’été 2010.

 

L’Afssa, en partenariat avec l’InVS, réalisera ensuite l’exploitation des données. Les premiers résultats seront rendus aux participants en septembre 2010 et les résultats finaux début 2011. Un des objectifs est de définir, selon les espèces et par population cible, des fréquences de consommation sans danger pour l’homme.

 

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<< le commuqué (12 pages )

 

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Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
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