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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 00:07

 

Traduit en langage commun l’or brun, c’est la merde prise au sens propre ou figuré mais qui n’est pas forcément le bon sens commun. L’argent gris c’est l’argent pas toujours brillant issu des manipulations de l’or brun, cette alchimie verte venue des tornades écologiques qui se répandent sur notre planète au gré des multiples opportunités de la Finance et des lobbies mais aussi des lubies et des croyances des individus.

 

Suivons, Manon Collard Citoyenne de Godmanchester, toujours en éveil lorsque les boues des stations d'épuration font l'actualité au Québec.

 

« A l'émission 109 diffusée à la Société de Radio-Canada, ils ont passé un reportage sur le recyclage des boues humaines... et même une incursion sur le recyclage d'un liquide doré ( urine ) comme engrais.

 

Pour voir la première partie du reportage sur l'Or Brun qui mettait en vedette les façons de recycler les boues pour surtout en faire de la nouvelle litière pour les vaches ou de l'électricité.

 

Dans aucun des cas, les boues humides étaient qualifiées de valables pour l'enrichissement des terres... sauf le liquide doré (devinez). L'on montre aussi la méthode du brûlement par le plasma à Salaberry-de-Valleyfield, alors que l'on sait maintenant que cette méthode a été abandonnée à cause de ces coûts élevés, Valleyfield préfère envoyer leurs boues à la campagne... comme ici chez le pollueur de Godmanchester malheureusement... »

 

Avertissement, Douglas Jack est un écologiste qui vit dans un monde bio idéal où les produits chimiques n’existent pas. C'est ce bio-monde que nous fait apercevoir cette première partie.

 

En fin de vidéo, nous revenons sur Terre avec un intéressant recyclage de l'urine en engrais destinés aux plantes non comestibles.  

 

Pour visualiser la première partie, cliquez sur la photo :

 

 DOUGLAS2-step.JPG

 

Cliquez ci-dessous si la vidéo n'est pas accessible :

www.109-tv.com/emission.php?id=50/

 

La seconde partie vous sera proposée la semaine prochaine « le reportage se déplace vers la Suède et l'on s'interroge sur l'usine de filtration de Montréal qui est parmi les 5 plus grandes au monde et qui pourrait produire ses propres biogaz »

 

Voir les dernières nouvelles des boues de Golmanchester ici :

http://godmanchester1.wordpress.com/2011/12/04/le-ministre-des-affaires-municipales-du-quebec-laurent-lessard/ 

 

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 00:43

  carignan-ville-verte.PNG 

... Carignan n’avait pas le droit d’interdire l’épandage

 

Un article de Carole Pronovost du Journal de Chambly - 11 novembre 2011

 

CARIGNAN – La Ville de Carignan n’avait pas le droit d’interdire l’épandage de boues d’usines d’épuration sur les terres agricoles de son territoire. Son règlement, adopté en février 2010, a dû être abrogé par le conseil municipal à sa séance de novembre. Le conseiller Patrick Marquès a expliqué qu’une décision de la cour d’appel dans une cause touchant une autre ville, qui avait posé le même geste, oblige la municipalité à abroger son règlement parce qu’elle n’a pas juridiction pour interdire cette pratique sur les terres agricoles.

 

Un peu d’histoire

 

Toute l’histoire a débuté fin 2009 quand les propriétaires de l’entreprise Ferme Carignan ont demandé un permis pour lancer leur projet d’usine de compostage de boues d’épuration dans l’ancienne champignonnière, chemin Grande Ligne. La municipalité ne voyait pas d’un bon œil ce projet, pas plus que la ville voisine, Chambly. Le projet n’a pas encore vu le jour et demeure en suspens, la Ville de Carignan n’ayant pas accordé les permis requis.

 

Ce dossier a contribué à attirer l’attention sur les activités d’épandages de boues d’usines d’épuration qui avaient déjà cours, notamment par les propriétaires de Ferme Carignan, qui sont aussi des producteurs agricoles. Cette pratique faisait l’objet d’une autorisation délivrée par le ministère de l’Environnement. Alertée par des citoyens inquiets des odeurs et de possibles effets pour leur santé, la Ville de Carignan entreprenait d’interdire l’épandage dans les limites de son territoire.

 

La Ville appuyait sa démarche sur un jugement de la Cour supérieure dans la cause du Canton d’Elgin, dans le sud ouest de la Montérégie, qui validait le règlement adopté par le conseil municipal en vue d’interdire l’épandage de ces boues. Le règlement fut donc adopté en février 2010 par le conseil municipal de Carignan.

 

Après l’adoption du règlement par Carignan, un des propriétaires de Ferme Carignan avait mentionné au Journal avoir écrit au ministre de l’Environnement pour qu’il examine cette situation et les contradictions qui empêchent leur projet de voir le jour et leur mettent des bâtons dans les roues pour l’épandage pourtant autorisé par le ministère.

 

Depuis, le jugement du juge Steve J. Reimnitz ( 1er octobre 2009 ) a été porté en appel et renversé. Ce faisant, l’interprétation de la loi à l’effet que les Villes peuvent légiférer uniquement sur les périodes d’épandages et non sur l’épandage lui-même reprend tout son sens et les règlements municipaux visant à interdire l’épandage n’étant pas légaux, ils doivent être abrogés.

 

La bio-méthanisation comme solution

 

De son côté, le directeur général de la municipalité, Alain Cousson, avait mentionné à l'époque au journal qu’il avait demandé à la mairesse de prendre le leadership avec les autres maires de la MRC de la Vallée-du-Richelieu pour faire progresser le dossier de la bio-méthanisation et du compostage organique. Depuis, un projet d’usine de bio-méthanisation progresse dans la région, impliquant plusieurs MRC.

 

« C’est à regret que nous devons abroger notre règlement, affirmait le conseiller Marquès en séance du conseil. Les boues épandues ici proviennent de l’usine d’épuration de Saint-Jean-sur-Richelieu. Les craintes de contamination ne sont pas disparues. En France et aux États-Unis, il y a eu des interdictions et pour nous, la solution à venir passe par l’usine de bio-méthanisation qui est projetée. »

 

La mairesse, qui précisait que l’épandage avait continué à Chambly pendant ce temps, ajoutait qu’il y a beaucoup à faire. « On traite nos eaux, mais pas les médicaments qui sont dedans, les poissons en sont affectés », laissait-elle tomber.

 

Source :

http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Carignan_navait_pas_le_droit_dinterdire_lepandage_de_boues_dusines_depuration.html?JournalID=25&ArticleID=729631

 

_____________________________

 

Milles bravos à Madame la Mairesse car le plus inquiétant est la présence de produits polluants dans les végétaux cultivés sur ces terres empoisonnées. Sauf en France car nous avons beaucoup de chance de l'autre côté de l'Atlantique, nos petites molécules savent que le végétal et la nappe phréatique leurs sont interdits par les lois dont celle du silence ! 

 

polluants-intelligents.PNG

 

Nous étions au Canada évidemment. En France  igepac ne connaît pas un seul " Vert " qui oserait s'opposer à un épandage. Et vous ?

 

C'est la loi financière d'un petit privé qui prévaut sur la précaution sanitaire de la collectivité, au Canada comme en France. Qui autorise cette morale et dans quel but ? Ce " liberalisme ", cette liberté tant vénérée, n'est rien d'autre qu'un prétexte à défendre des intérêts privés. Samedi, un article nous emmènera dans les très hautes sphères de cette morale pour mieux comprendre notre monde, ... vertige assuré même en étant très averti.

 

carignan-canada

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 00:13

step-boues-radio-canada-sept-2011.png

 Cliquez sur l'image 

 

 

Voir l'article associé à cette vidéo

Les boues usées sur des terres agricoles : une pratique controversée

 

http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2011/09/05/009-epandage-boues-usees-controverse.shtml

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 00:21

 

igepac vient de recevoir  un mail de :

  

canada-pollution-compressicep9.png  

« Reflux d’égoûts pendant la fontes des neiges,

les égouts se mélangent avec l’eau de la fonte des neiges aux printemps et ressort par cette bouche d'égout, tellement ils ont construit vite des maisons pour les taxes, mais les égouts ont été oublié, en court de route. C'est plus important les taxes !!! »

 

Ce matin 5 septembre 2011, les vidéos ont été supprimées. Elles montraient un débordement des égouts entraînant une énorne pollution, dans le bois derrière l'école, ( voir plan ci-dessous ) dans un quartier résidentiel. igepac attend le motif de cette suppression. 

 

 

canada-fabreville-laval.png

 

 

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 00:09

En attendant les rapports AMPERE du  Cemagref, igepac vous propose son troisième article d'outre-mer sur la partie émergeante de l'iceberg des polluants de l'industrie chimique. 

 

L'EPANDAGE est quasi général en France, tout au moins dans les petites et moyennes collectivités. C'est le moyen le plus économique pour se débarrasser des déchets solides des assainissements collectifs ou non. Et  lorsqu'on manque de place chez soi, on va polluer chez ses voisins. Tout ceci bien sûr est orchestré en respectant la loi, c'est à  dire grâce à nos parlementaires citadins qui légifèrent dans ce sens. C'est ainsi que nos élus encouragent et gèrent la plus grosse pollution des sols et des nappes phréatiques jamais égalée. L'Erika est bien innocent, il a eu le seul tort de rejeter un polluant peu discret.

 

La pollution par épandage est officiellement inexistante car non réglementée, donc non quantifiée. Voici un premier aperçu de cette "absence" de polluant.

 

Gardez en mémoire que ces polluants vont également migrer dans les végétaux puis dans l'organisme des êtres vivants qui se nourrissent de ces végétaux.

 

cycle-biopolluants-pollution-durable

 

 

CANADA - Revue de littérature - Rapport final -

N° de projet CCME 447-2009

 

« CONTAMINANTS D’INTÉRÊT ÉMERGENT DANS LES BIOSOLIDES : CONCENTRATIONS ET IMPACTS DES PROCÉDÉS DE TRAITEMENT »

 

EXTRAITS

 

INTRODUCTION

 

Le Groupe de travail sur les biosolides (GTB) établi par le Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME) a comme mandat d’étudier la gestion des biosolides municipaux et de formuler des recommandations applicables à l’échelle nationale. Les stations d'épuration (STEP) partout au Canada génèrent des matières solides issues du traitement des eaux usées. Ces boues d’épuration (ou boues résiduaires) doivent faire l’objet d’un traitement afin d’assurer la protection de la santé humaine et de l’environnement avant d’être utilisées comme biosolides ou éliminées. Parmi les options possibles pour la valorisation et l’élimination, on retrouve la récupération de l’énergie, des éléments nutritifs ou des matières, l’enfouissement sanitaire, l’incinération, l’épandage contrôlé sur les sols, la végétalisation des sites dégradés et la fabrication de produits commerciaux (composts et pellets).

 

Aux fins du présent rapport, les termes « boues » ou « boues brutes » s’apparentent au terme boues d’épuration » défini par l’Union européenne comme étant un «mélange d’eau et de matières solides séparées, par des procédés naturels ou artificiels, des divers types d’eaux usées qui les contiennent ». Le terme « biosolides » utilisé dans ce rapport s’apparente davantage au concept européen de « boues traitées ». Il s’applique donc à des boues traitées au moyen de procédés tels la digestion anaérobie et aérobie, le compostage, le séchage thermique ou à l’air et la stabilisation alcaline, avec des additifs comme la chaux ou la poussière de four à ciment.

 

La destination finale des biosolides est souvent déterminée par leurs constituants, p. ex. les nutriments, les métaux, les agents pathogènes et les mirco-constituants présents à l’état de trace.

 

Les teneurs en nutriments et en métaux dans les biosolides ont fait l’objet d’une importante documentation dans le passé. C’est aussi le cas pour certains contaminants organiques à l’état de trace comme les dioxines et les furanes, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les biphényles polychlorés (BPC). Inversement, il existe un manque notoire de données sur la présence, dans les biosolides canadiens, d’autres classes de micro-constituants qui se retrouvent dans les eaux usées. Il s’agit des « contaminants d’intérêt émergent » (CIE). Parmi ces substances, on retrouve un éventail de produits pharmaceutiques, de produits de soins personnels, de produits ignifuges bromés (retardeurs de flames) et de contaminants industriels (comme les plastifiants et les agents tensio-actifs ou surfactants).

 

À l’heure actuelle, les analyses de laboratoire permettent de détecter les CIE dans les biosolides à l’échelle du ng/L ou du ng/g (solides totaux). Le progrès dans les moyens de détection des CIE dépasse cependant la capacité, par les communautés scientifique et publique, d’évaluer les risques potentiels liés à la présence de ces substances. Par conséquent, la détection de CIE dans les biosolides ne signifie pas automatiquement qu’il y ait un risque pour la santé humaine ou l’environnement, si on fait une gestion adéquate des biosolides.

 

Les principales catégories de contaminants

d’intérêt émergent identifiées dans cette revue de littérature sont les suivantes :

 

· produits chimiques industriels (plastifiants, pesticides, composés organiques perfluorés, solvants, etc.)

· alkylphénols et leurs composés éthoxylés correspondant

· produits ignifuges bromés (retardeurs de flamme)

· hormones et stérols

· produits pharmaceutiques

· produits de soins personnels

· certains métaux (arsenic, argent, sélénium, mercure, etc.)

· autres substances (p. ex. hydrocarbures aromatiques polycycliques, dioxines et furanes chlorés)

 

PLUS EN DETAILS

 

Produits chimiques industriels

 

- Le plastifiant connu sous le nom phtalate bis(2-éthylhexyle)

- Le bisphénol A (BPA), un autre produit chimique utilisé pour la fabrication de plastiques, est détecté dans la plupart des boues brutes et digérées. Des données limitées indiquent que la plupart des procédés de traitement des biosolides n’ont relativement pas d’effet sur cette substance, sur la base d’une comparaison avec des concentrations dans d’autres boues.

- L’acide octanoïque perfluoré (PFOA) et le sulfonate de perfluorooctane (PFOS) sont les espèces dominantes parmi les composés organiques perfluorés dont l’occurrence est signalée le plus fréquemment. Toutefois, d’autres composés moins bien connus sont fort probablement aussi présents à des concentrations semblables. La biotransformation des PFOS et des PFOA dans les milieux aérobie et anaérobie peut jouer un rôle en ce qui concerne la présence de métabolites tels le sel de l'acide 2-(N-éthylperfluorooctanesulfonamido)acétique et le sel de l'acide 2-(Néthylperfluorooctanesulfonamido)acétique.

 

Les autres contaminants d’intérêt émergent abordés dans la présente étude sont souvent présents à des concentrations de l’ordre du ng/g (base sèche). Cependant, les benzènesulfonates d'alkyle à chaîne droite (LAS) sont présents à des concentrations d’un ordre de grandeur supérieur. Dans quelques études, on a constaté que des boues de digestion aérobie provenant d’Allemagne et des boues non traitées provenant d’Espagne présentaient des concentrations inférieures en LAS comparativement aux boues anaérobies provenant de ces mêmes pays ou d’ailleurs.

 

Le composé phénolique le plus fréquemment signalé est le pentachlorophénol (PCP). Les données examinées indiquaient que les concentrations de PCP dans les boues peuvent être réduites pendant la digestion anaérobie. Ruel et al. (2008) ont par ailleurs signalé la présence de résidus de pesticides de l’ordre de µg/g (base sèche) dans divers types de boues en France, ce qui démontre la persistance de ces composés. Une comparaison exhaustive des concentrations de pesticides dans les boues d’autres pays n’a pas encore été effectuée.

 

Les données sur les solvants sont limitées, mais, de façon générale, leur présence a été signalée à des niveaux de concentration de l’ordre du ng/g (base sèche) dans les échantillons de boues. De façon générale, pour la catégorie des produits chimiques industriels, il y avait très peu de données sur la destruction de ces contaminants obtenue en fonction du traitement générant les biosolides.

 

Alkylphénols et leurs composés éthoxylés

 

Il semble y avoir des différences en ce qui concerne les concentrations d’alkylphénol (AP) et de leurs composés éthoxylés (APE) associés d’après l’analyse d’échantillons de biosolides provenant de différents pays, probablement à cause des normes réglementaires variables quant à la composition des détergents. Dans les boues brutes et les boues de digestion aérobie, les espèces mono-éthoxylées et di-éthoxylées de nonylphénol (NP), qui sont des métabolites, peuvent être présentes à des concentrations approximativement égales ou même légèrement supérieures à celle du composé de nonylphénol d’origine.

 

À l’inverse, la digestion anaérobie présentait, de façon constante, les concentrations les plus élevées de 4-nitrophénol (4-NP) parmi les traitements examinés, car les processus de biotransformation anaérobie transforment les espèces mono-éthoxylées et di-éthoxylées en composé d’origine. Le compostage permettrait des concentrations inférieures d’AP et d’APE à celles obtenues par le séchage ou le traitement à la chaux. Des données limitées semblent indiquer que le compostage et le séchage seraient plus efficaces pour réduire les concentrations d’APE comparativement au traitement à la chaux. Une période de compostage allant de 40 à 70 jours est requise pour réduire de plus de 90 % le niveau initial de 4-NP.

 

Produits ignifuges bromés (retardeurs de flamme)

 

Le groupe principal de composés dans la catégorie des produits ignifuges bromés comprend les polybromodiphényles éthers (PBDE). Il existe des différences apparentes dans les concentrations des différents isomères PBDE en Amérique du Nord et dans d’autres pays (p. ex. en Europe, au Koweït et en Australie). L’isomère décabromodiphényléther (décabromo DPE ou BDE 209) a été observé dans tous les échantillons à un niveau de concentration plus élevé que celui de tous les autres isomères, suivi des isomères penta BDE99 et tétra BDE47.

 

Aucune donnée sur l’impact des procédés de traitement des boues, en ce qui concerne l’élimination des produits ignifugés bromés, n’apparaissait dans les documents analysés.

 

Cependant, les données disponibles indiquent que les concentrations des isomères de PBDE sont considérablement plus faibles dans les solides avant le traitement secondaire (ex. : boues primaires) et plus élevées dans les solides après le traitement secondaire (boues activées avec CCME recirculation, boues secondaires déshydratées, boues mélangées).

 

La digestion anaérobie peut réduire la concentration de décabromodiphényléther, mais les concentrations des congénères bromés inférieurs peuvent augmenter en raison de cette biotransformation. L’information n’était pas suffisante pour déterminer si d’autres procédés de traitement des biosolides permettent de réduire les PBDE. Peu de données ont été trouvées sur l’occurrence d’autres produits ignifuges bromés, comme le tétrabromobisphénol A (TBBPA) et le hexabromocyclododecane (HBCD).

 

Produits pharmaceutiques

 

Cette catégorie de contaminants d’intérêt émergent dans les boues et les biosolides englobe de nombreuses sous-catégories de produits utilisés à des fins thérapeutiques variées. On retrouve une gamme étendue de données sur ces produits. Certains composés, tels que la carbamazépine, un antiépileptique, ont fait l’objet de nombreuses caractérisations, alors que d’autres composés ne sont mentionnés qu’une ou deux fois dans les documents analysés. Comme il existe peu de données sur l’occurrence de plusieurs produits pharmaceutiques, il en existe encore moins sur la capacité des différents procédés de traitement des boues à réduire les concentrations. La digestion anaérobie est le procédé le plus documenté à ce niveau. Le taux de réduction semble varier grandement selon catégorie de produits pharmaceutiques.

 

Hormones et stérols

 

Les hormones suivantes : 17a-éthinyloestradiol (EE2), oestrone (E1) et 17ß-estradiol (E2), sont parmi les composés de cette catégorie le plus fréquemment caractérisés dans les boues et les biosolides. L’oestrone (E1) est présente à une concentration supérieure à celle de ces autres composés oestrogéniques communs. Parmi tous les autres composés oestrogéniques mesurés, la l’hormone naturelle progestérone était la plus abondante. Les teneurs d’androgènes dans les boues ont été documentées moins souvent que les oestrogènes.

 

Les concentrations de phytostérols dans les boues et les biosolides relatées dans la présente revue de littérature sont parmi les plus fortes, avec des concentrations de l’ordre de dizaines de milliers de ng/g (base sèche). Le compostage et le séchage thermique ont permis d’obtenir de plus faibles concentrations de phytostérols dans les biosolides, alors que la digestion anaérobie génère les plus fortes teneurs.

 

Les concentrations des stérols animaux dans les boues varient considérablement, selon les études, mais elles demeurent néanmoins parmi les plus fortes concentrations observées dans la présente étude. Le compostage est le traitement qui a permis d’obtenir les concentrations les plus faibles de cholestérol et de 3ß-coprostérol. Avec la digestion anaérobie thermophile et mésophile, des rendements d’épuration allant jusqu’à 85 % ont été enregistrés pour les hormones 17a- éthinyloestradiol (EE2) et pour un mélange d’oestrone (E1) et de 17ß-estradiol (E2)

 

Les données sur l’efficacité des traitements d’épuration en ce qui concerne les hormones et les stérols demeurent toutefois rares.

 

Produits de soins personnels (PSP)

 

Les publications examinées portaient presque exclusivement sur la présence des antibactériens triclosan et triclocarban, ainsi que sur des composés de fragrances de muscs synthétiques. On y retrouvait aussi des données limitées sur les agents de blanchiment par fluorescence, les composés ammoniacaux quaternaires et les siloxanes. Il y avait peu de documentation sur d’autres composés des PSP dans les boues, tels les parabènes, les agents de protection solaire ou les insectifuges, qui étaient identifiés dans le document du CCME intitulé « Review of the State of Knowledge of Municipal Effluent Science and Research: Review of Effluent Substances » (Examen de l’état des connaissances en science et en recherche sur les effluents municipaux : Examen des substances présentes dans les effluents [document disponible en anglais seulement]).

 

On retrouve le triclosan dans des échantillons de boues et de biosolides à des concentrations d’environ un ordre de grandeur supérieur à celles de l’hexachlorophène. La digestion anaérobie et d’autres procédés de traitement des biosolides comme le compostage, l’ajout de chaux ou le traitement à la chaleur ne semblent pas réduire la concentration de triclosan. Il y a par ailleurs très peu de données sur les concentrations de triclocarban dans les boues et les biosolides.

 

Les muscs polycycliques sont présents à des concentrations plus élevées que les muscs nitrés. Le HHCB et le AHTN sont les muscs polycycliques prédominants, suivis du ATII. Les deux principaux muscs nitrés identifiés dans les échantillons de boues étaient le musc cétonique et le musc xylène. La digestion anaérobie, en grandeur réelle, ne semble pas réduire les concentrations des muscs polycycliques dans les boues; les concentrations dans les boues digérées étant plus élevées que dans les boues brutes.

 

Toutefois, des études effectuées en laboratoire sur la digestion anaérobie avec enrichissement artificiel de contaminants («spiking») indiquent qu’il est possible de réduire les concentrations de AHTN et de HHCB. Le traitement aérobie semble réduire les concentrations des muscs polycycliques. De façon générale, les publications examinées ne contiennent pas suffisamment de données pour déterminer l’efficacité des différents procédés de traitement des biosolides à réduire les teneurs de ces composés.

 

L’occurrence des composés ammoniacaux quaternaires désinfectants dans les boues et les biosolides est peu documentée, mais les concentrations signalées sont considérablement supérieures à celles de nombreux autres types de contaminants d’intérêt émergent. L’occurrence et les concentrations des siloxanes dans les boues et les biosolides est également très peu documentée.

 

De façon globale, pour la plupart des produits de soins personnels, la littérature ne fournit pas suffisamment de données afin de pouvoir déterminer l’efficacité des différents procédés de traitement des biosolides pour en réduire les concentrations.

 

Métaux et métalloïdes

 

Cette revue de littérature couvre d’autres substances, dont des métaux, ains que des métalloïdes, comme l’arsenic et le sélénium, qu’on appellera ci-après « métaux » à des fins de simplicité. La base de données sur les concentrations des métaux et des métalloïdes est limitée dans cette revue

de littérature qui, porte principalement sur les données postérieures à l’année 2000, car la plupart des recherches sur les métaux ont été publiées avant cette date.

 

Après le fer et l’aluminium, les métaux qu’on retrouve en plus forte concentration sont le zinc et le cuivre, deux métaux communément utilisés en plomberie résidentielle. Il y a peu de données sur les concentrations d’éléments comme l’antimoine, le béryllium, le thallium, le titane et le vanadium dans les biosolides. Les composés d'organoétain étaient présents dans les boues à des faibles concentrations, inférieures à 1 mg/kg (moins de 1 000 ng/g base sèche). Des données limitées semblent indiquer que la concentration de ces composés n’est pas réduite par la digestion anaérobie.

 

Autres substances

 

Cette section regroupe des composés qui n’ont pas été couverts dans les catégories précédentes.

 

Les principaux sous-groupes comprennent les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les composés aromatiques polycycliques polychlorés, soit les biphényles polychlorés (BPC), les dibenzofuranes (PCDF) et les dibenzo-p-dioxines (PCDD).

 

Parmi les HAP, la revue de littérature par Harrison et al. (2006), indiquait pour le naphtalène, les isomères de méthylnaphtalène et le benzo[a]anthracène une plage des valeurs supérieures de l’ordre de 100 000 ng/g (base sèche). Toutefois, une étude réalisée sur des boues provenant du Canada montre plutôt des concentrations médianes se situant généralement entre 100 et 1500 ng/g (base sèche).

 

Ce sont les HAP les plus simples, soit le naphtalène et le phénanthrène, formés respectivement de deux ou de trois anneaux benzéniques, qui présentaient les concentrations médianes les plus élevées. Il y a très peu de données sur l’effet des procédés de traitement des biosolides et la réduction des concentrations des HAP.

 

Avec l’anthracène et le phénanthrène, qui ont une masse moléculaire moins élevée, il semble que les biosolides compostés et séchés à l’air ont des concentrations moindres que les biosolides obtenus par séchage thermique ou par digestion anaérobie. En fait, ce sont les boues de digestion anaérobie qui présentaient les plus hautes concentrations de HAP comparativement aux autres types de

traitement.

 

En ce qui concerne les dioxines (PCDD) et furannes (PCDF), la littérature consultée fournit une plage de valeur et des teneurs moyenne très similaires d’un pays à l’autre, avec des valeurs moyennes de l’ordre de 0,020 ng EQT/g (base sèche). Des données plus récentes provenant du Québec et de l’Ontario (non publiées) indiquent une médiane de 0,008 ng EQT/g TS pour les biosolides actuellement épandus sur les sols.

 

PLUS d’informations ici :

http://www.ccme.ca/assets/pdf/exec_summ_contam_invt_rvw_fr.pdf

 

 

 epandage-07-copie-1.PNG

 

Le consommateur est empoisonné un peu plus chaque jour sans y être averti et cette alimentation " en basse-cour humaine " s'installe assidûment, label bio inclus. Il aura suffit de quelques individus pour endoctriner une population par des mensonges, la religion du fric a encore de beaux jours siècles pour prospérer.

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 00:02

 

Objet : Contre l'importation, le stockage et l'épandage des boues de stations d’épuration

 

Monsieur Le Ministre,

  

Qui s'occupera de la protection des sols, de l'eau et des citoyens ?

Qui sera responsable ?

Et si c'était vous M. Le Ministre.

 

Quand toute une MRC ( Municipalités Régionales de Comté ) est contre l'importation, le stockage et l'épandage des MRF ( Matières Résiduelles Fertilisantes ).

 

Quand des municipalités légifèrent et vont en justice pour ne pas avoir de ces MRF.

 

Quand des citoyens expérimentent, étudient et se mobilisent pendant des années contre cette pratique.

 

Quand la petite ville d'Elgin (469 habitants) perd contre les épandeurs appuyés par le MDDEP ( Ministre du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs ) en cour d'appel selon l'article 52 de la CCMQ, et ce faisant fi du premier jugement et de cette loi qui accorde pourtant aux municipalités la compétence pour protéger ses citoyens.

Après avoir épuisé les moyens mis à notre disposition...

M. Le Ministre vous devenez maintenant responsable

 

Des préjudices liés aux épandages de 2009

 

Quand je vous écris pour vous dire mon inquiétude et que votre réponse...ne me rassure pas, bien au contraire. Je découvre les CIE- certains persistants dans les biosolides.(1)

 

Quand vous faites un guide de valorisation mais qu'on laisse la charge aux citoyens les plus courageux de se plaindre si ses règles ne sont pas suivies.

 

Quand ces plaintes contre un voisin-épandeur n'améliorent pas le climat social.

 

Quand des nuisances de toutes sortes vous sont signalées et corroborées par l'inspecteur MDDEP.

 

Quand nos routes sont devenues dangereuses.

 

Quand une table champêtre renommée est affectée tout l'été par le stockage à proximité de ces boues.

 

Quand nos bonnes habitudes écologiques d'étendre notre lessive au soleil sont devenues choses impensables.

 

Quand vous écoutez ''Job de bras'', de Ztélé le recycleur-organique (2) vous sentez ce qu'on a eu à subir. Mais, selon le ministère, les odeurs, ce sont des inconvénients ''esthétiques'' et il n'y a pas lieu de se plaindre.

 

Quand manger dehors en été s'avère impossible...il ne nous restera peut-être que les 12 jours autorisés selon l'article 52 de votre fameuse loi.

 

Quand l'eau de mon puits n'est pas analysée, ni avant ni après l'épandage, et que les limites de 100 m ''si la MRF a été contaminée par des matières fécales humaines'' (3)me semblent tout à fait aléatoires si je me fie à l'Atlas du Bassin Versant de la Rivière Châteauguay et sachant l'interrelation entre le pompage et les nappes souterraines.

 

Quand vous dites que nos terres sont en déficit de phosphore mais que d'après SCABRIC, la rivière Châteauguay en afficherait un surplus.

 

Je doute que vous soyez bien informé par tous ceux qui ne savent plus quoi faire de ces ''boues'' et n'ont que cette solution ''cheap'' à vous proposer...Ce n'est qu'une solution de camouflage.

 

Et pour les futurs épandages que vous nous imposerez...

 

Vous serez encore plus responsable...car vous saurez et connaîtrez ce simple principe écologique ; Tout va toujours quelque part !

 

Quand l'eau de mon puits...sera polluée qui m'en informera ? et qui paiera de vrais tests...pas seulement le test de e-coli. Les tests : mercure, molybdène, des antibactériens triclosan et triclocarban, l’antibiotique ciprofloxacine et la substance odorante HHCB car ce sont les composés les plus fréquemment détectés dans les boues avec une concentration supérieure à 1 000 ng/g. Et je passe le nonabromochlorodiphényl qui est encore dans l'évaluation des risques de ces composés présents dans les boues.(3)

 

Quand ma résidence est à 100m des épandages. Poussés par le vent d'ouest, les pathogènes qui survivent dans ces boues peuvent nous contaminer.(4)

 

Quand les terres achetées par l'épandeur à gros prix seront toutes recouvertes de ces produits dont vous ne connaissez même pas la dangerosité.(1) Que vaudront-elles et pour qui ?

 

Quand nous sommes en manque de terres agricoles, quelle aberration de les rendre impropres à des cultures pour consommation humaine.

 

Quand on prône l'autosuffisance alimentaire et que nous sommes à moins de deux heures du centre-ville de Montréal. Vous saccagez notre richesse.

 

Quand nos enfants seront infertiles avec les perturbateurs endocriniens non dégradables présents dans ces boues.(5)

 

Quand notre santé sera vacillante à vivre près de ces sites à médicaments-HAP-retardateur de flammes.

 

Quand les bactéries seront devenues résistantes grâce à celles qui sont présentes dans ces boues.(6)

 

Quand nous sommes une région riche en eau potable d'excellente qualité et qu'on ose risquer de polluer notre or bleu. Et toute cette eau qui descend vers le Nord-Est ... vers les populations. Quand nos maires n'ont jamais entendu parler d'indice drastique ... je doute que les certificats émis en tiennent vraiment compte.

 

Quand on sait que dépolluer des terres ou des nappes phréatiques s'avère impossible pour qui connaît les Lagunes de Mercier qu'on ''dépollue'' encore après plus de 40 ans. Et c'était pourtant avec l'assentiment du gouvernement qu'on y avait stocké des polluants. Alors, je suis outrée qu'on rende les fermiers-épandeurs responsables en cas d'accident ou de contamination. Et notre eau n'est-elle pas reconnue dans une loi comme '' patrimoine collectif ''.(7)

 

Quand l'agro-tourisme est menacé.

 

Quand notre merveilleuse campagne ne vaudra pas plus que ce que vous y mettez dessus.

 

Quand vous aurez terminé les ''études'' avant d'épandre et ce avec des chercheurs indépendants et non pro-épandages.

 

On s'en reparlera.

 

En attendant, un peu de sagesse et abstenez-vous de permettre l'importation, le stockage et l'épandage des ''boues'' MRF ou sous tout autre appellation dans notre région du Haut Saint-Laurent.

 

La gestion du risque qu'on me serine n'empêche absolument pas les catastrophes locales.

 

Nous ne voulons pas servir de cobayes pour cette industrie...qui ferait moins de GES... mais une autre catastrophe environnementale et il serait préférable que vous n'en soyez pas le responsable.

 

Références

 

1- CIE- Contaminants d'Intérêt Émergeant:

http://www.ccme.ca/assets/pdf/exec_summ_contam_invt_rvw_fr.pdf

 

3- http://www.mddep.gouv.qc.ca/matieres/mat_res/fertilisantes/critere/guide-mrf.pdf  p.70

 

5- http://www.news-medical.net/news/20101110/Popular-antimicrobial-chemicals-may-not-be-safe-for-human-health-and-environment.aspx

 

6 - http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2693504/

 

7- http://www.mddep.gouv.qc.ca/infuseur/communique.asp?no=1910

 

Cc M. Stéphane Billette, député d'Huntingdon

 

Les médias : Le Devoir, Journal de Montréal, Cogeco, Gleaner, Soleil de Valleyfield, La Presse, Le Suroît, Journal St-François, Radio-Canada.

 

Nous avons aussi l'appui des groupes écologiques suivants :

 

CRIVERT http://www.crivert.qc.ca

NOSTRA-TERRA http://www.nostra-terra.com/

Citoyens pour la gestion responsable des boues municipales et industrielles

Citizens for the Responsible Management of Industrial and Sewage Sludge

CRRC- Comité de Réhabilitation de la Rivère Châteauguay

Coalition rurale du Haut Saint-Laurent.

hollydressel@gmail.com

Ambioterraambioterra@gmail.com

 

_____________________________

 

Cet article est la COPIE de la lettre de

France Lemieux

Citoyenne de Godmanchester

secrétaire de Crivert

450-264-4063

791 ch.New-Erin, Godmanchester, Qc, J0S 1H0

 

à M. Pierre Arcand

Ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs

Cabinet du ministre

Édifice Marie-Guyart, 30e étage

675, boulevard René-Lévesque Est

Québec (Québec) G1R 5V7

 

Fait à Godmanchester, le 20 août 2011

 

Objet : Contre l'importation, le stockage et l'épandage de MRF dans le Haut Saint-Laurent

 

Merci à France de cette information.

 

ET NOS VERTS, à nous Français, ... ?

Nous aimerions les entendre, les lire sur un sujet aussi préoccupant pour les futures générations.  

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 00:06

« Nous sommes dans la merde »

 

- En France ?

 

epandage-07.PNG

 

- Faut pas rêver, c’est du CANADA qu’igepac va publier une série de trois articles grâce à l’aimable collaboration d’écologistes du Haut Saint-Laurent.

Un grand MERCI à Crivert. Depuis 1983, le groupe écologique CRIVERT est impliqué dans la plupart des dossiers environnementaux de la région du Suroît au Québec ( http://www.crivert.qc.ca/index.html ).

 

canada-haut-saint-laurent.PNG

 

igepac attend toujours des prises de position des écologistes de France contre l’épandage des boues de stations d’épuration. Comme pour Tchernobyl, le danger n’est pas pour nous. Nous sommes rassurés, nous ne risquons rien !!! Traversons l’océan est allons voir nos cousins pour savoir ce qu’ils pensent de cet épandage : une leçon de bonne conduite face à des intérêts privés, qu’igepac est heureux de pouvoir vous faire découvrir.

 

 

Ce premier article aurait pu être écrit par igepac tant le contexte politique canadien apparaît semblable au nôtre, voici le communiqué de presse de Crivert :

 

Godmanchester 24 août 2011

 

Médias

 

''Nous sommes dans la merde''

 

Désolée, je n'utilise pas cette façon de parler habituellement. Mais là, c'est le mot approprié.

 

À Godmanchester et dans la MRC ( Municipalité Régionale de Comté ) du Haut Saint-Laurent on a épandu et on épandra des MRF ( matières résiduelles fertilisantes ) sur les terres agricoles. C'est un joli terme pour parler de boues d'usine d'épuration.

 

Nos terres sont en déficit de phosphore d'après le MDDEP ( Ministre du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs ) et cet engrais semble tout à fait approprié pour combler cette lacune. D'accord pour du phosphore si nécessaire, mais rien d'autre. Car la merde de notre époque contient tout un cocktail ! Alors, pas de métaux lourds : mercure-cuivre-zinc ou molybdène, pas de médicaments, de retardateurs de flammes, plastifiants, de Triclosan (perturbateur endocrinien) PBDE, composés organiques perfluorés, etc. (1)(2)

 

Nos élus ont bien essayé de stopper par des règlements municipaux cette façon de faire. Mais, Elgin a perdu en cour d'appel le 18 mai dernier, ce qui désormais empêche les municipalités de réglementer cette activité nauséabonde. Le principe de précaution n'a pas sa place semble-t-il auprès des instances.

 

Mais, les citoyens concernés ne changent pas d'avis pour autant.

 

À Godmanchester en 2009, nous avons appris par expérience que le ministère a de bien belles règles dans son ''guide de valorisation'', mais qu'il appartient aux citoyens d'être aux aguets, et d'avoir le courage de faire des plaintes contre le voisin épandeur pour les faire respecter. Mais ça n'améliore pas le climat social.

 

Puis, nous nous sommes informés et nous craignons toujours pour notre qualité de vie, la dévaluation de nos propriétés, notre santé et surtout pour l'eau potable. Le ministère tente de nous rassurer, mais on a épandu en 2009, on étudie en 2010 et la référence sur les CIE (composé d'intérêt émergeant) non encore étudiés n'a rien de rassurant. Plus on en apprend, plus nous sommes inquiets.

 

De plus en plus on parle d'autosuffisance alimentaire, de manger bio et local, du manque de terres agricoles et on ose utiliser les terres du Haut Saint-Laurent, à moins de deux heures de Montréal, pour épandre la ''merde-cocktail'' de tout le Québec, et même de l'Ontario.

 

Nous savons qu'il y d'autres façons, de disposer de ces boues et par là de conserver ces terres pour un meilleur usage.

 

En ultime recours, nous tenterons d'influencer les pouvoirs provinciaux et d'alerter l'opinion publique.

 

C'est pourquoi nous cherchons l'appui des faiseurs d'opinion dont vous êtes.

 

France Lemieux secrétaire de Crivert de Valleyfield

François Belpaire

450-264-4063

791 ch New-Erin ,Godmanchester, J0S1H0

 

__________________________________

 

Voir également cet article « Les boues d'épuration ne sont pas bienvenues dans le Haut Saint-Laurent » par Le Soleil de Valleyfield du 27 août 2011

 

L'épandage des boues provenant d'usine d'épuration, principalement celle de Valleyfield, sur des terres agricoles du Haut Saint-Laurent suscite l'opposition de plusieurs citoyens de la région qui craignent la présence de nombreux produits toxiques dans ces "matières résiduelles fertilisantes"

 

La suite ici :

http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Les_boues_d_epuration_ne_sont_pas_bienvenues_dans_le_Haut_SaintLaurent.html?JournalID=13&ArticleID=716841

 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 07:23
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Les gaz de schistes (shale gas) ont connu un essor extraordinaire ces dernières années aux États-Unis. En Europe, les compagnies pétrolières commencent seulement de s'intéresser à ces gaz non conventionnels dont les ressources pourraient être importantes.

 

Roland Vially, géologue à IFP Energies nouvelles, nous explique quels sont les enjeux liés à l'exploitation de ces gaz.

 

Les shale gas qu'est-ce que c'est ?

 

R.V. : Du gaz contenu dans des roches sédimentaires argileuses très compactes et très imperméables, qui renferment au moins 5 à 10 % de matière organique. Ces gaz font partie des types de gaz non conventionnels parce qu'ils ne peuvent pas être exploités avec les modes de production classiques. Ils sont aujourd'hui produits en grande quantité aux États-Unis où ils représentent 12 % de la production de gaz contre seulement 1 % en 2000. A part quelques pays qui n'ont pas de bassins sédimentaires, on peut trouver des shale gas à peu près partout. En Europe, le consortium Gash, auquel participe IFP Energies nouvelles, vise à établir d'ici 3 ans une cartographie des ressources européennes.

Les réserves mondiales représenteraient plus de 4 fois les ressources de gaz conventionnel. De quoi, si on arrivait à les exploiter, changer la donne de la géopolitique gazière.

 

Pourquoi la production s'est-elle ainsi développée aux Etats-Unis ?

 

R.V. : Cela est dû en partie à l'amélioration des techniques d'extraction ces dernières années, en particulier le forage horizontal et la fracturation hydraulique des roches qui permet d'augmenter la perméabilité à proximité des puits, les fluides ne migrant pas naturellement dans les argiles.

Les gas shale étant dispersés dans la roche imperméable, il faut en effet forer de très nombreux puits et fracturer la roche. Le puits produit quelques années puis est abandonné, et un nouveau puits est foré quelques centaines de mètres plus loin. La fracturation de la roche suppose par ailleurs d'injecter de grandes quantités d'eau à haute pression et du sable.

L'accroissement de la production outre atlantique a été favorisée au début par des incitations fiscales. Le faible coût des forages, un droit de propriété des particuliers étendu au sous-sol ainsi qu'une réglementation environnementale moins contraignante, associées aux avancées technologiques, expliquent cet engouement.

 

Ces techniques d'extraction ne posent-elles pas des problèmes environnementaux ?

R.V. : L'impact environnemental n'est pas neutre puisque la fracturation hydraulique utilise une grande quantité d'eau. Cette eau doit être ensuite traitée car elle est souvent salée et peut contenir des métaux lourds. Par ailleurs, la multiplication des forages et des réseaux de "pipes" affectent les paysages, ce d'autant plus que la zone de drainage autour des puits étant faible, il peut y avoir un puits tous les 500 mètres.

Même si l'impact sur l'environnement n'est pas le même aux États-Unis - qui possèdent de grands espaces inoccupés - qu'en Europe, c'est un sujet qui fait de plus en plus débat et qui devrait conduire au développement de techniques plus rationnelles et respectueuses de l'environnement.

 

Alors quel avenir pour ces gaz en Europe ?

 

R.V. : L'exploration des shale gas n'a commencé que récemment en Europe mais elle suscite beaucoup d'intérêt de la part des compagnies pétrolières. Les bassins les plus intéressants sont situés en Europe du Nord et de l'Est et plus au sud, notamment en France dans le bassin du sud est. Total vient d'obtenir un permis d'exploration dans la région de Montélimar. Des permis ont aussi été pris en Suède par Shell, en Allemagne par ExxonMobil, en Pologne par presque tous les majors ainsi qu'en Lituanie.

En tenant compte des contraintes environnementales, les coûts de production des shale gas européens risquent d'être plus élevés qu'aux États-Unis. Reste donc à démontrer qu'ils peuvent être produits de façon économique et durable, en accord avec les populations. Leur développement va probablement prendre du temps.

 __________________________________________

 

Le Canada s'inquiète, une vidéo nous informe

  

 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 00:00

fumier_epandage.jpgPrécieuses boues d’épuration

Une technologie mise au point à l’Université de la Colombie-Britannique transforme l’effluent des usines de traitement de l’eau en un précieux fertilisant.

 

Ce long article du 6 avril 2010 de Tim Lougheed provient de 

http://www.affairesuniversitaires.ca/precieuses-boues-depuration.aspx

et mérite toute notre attention.

 

" Voici une situation universellement profitable et presque trop belle pour être vrai. Une entreprise dérivée de l’Université de la Colombie-Britannique, Ostara Nutrient Recovery Technologies Inc., a conçu un système qui récupère le phosphore des eaux usées des municipalités, réglant plusieurs problèmes d’un seul coup.

 

Les usines de traitement des eaux usées n’ont plus à se soucier des dépôts de phosphore dans les conduits d’évacuation. Le système élimine également les problèmes d’accumulation d’algues, qui se nourrissent de ce nutriment essentiel, dans les zones d’aménagement. Les usines de traitement obtiennent en prime un engrais à libération lente qui aide les fermiers à enrichir les sols pauvres en phosphore.

 

« Il s’agit d’une étape charnière dans le domaine des technologies environnementales au Canada, explique Don Mavinic, professeur de génie civil à l’Université de la Colombie-Britannique dont l’équipe de recherche a mis au point le système. Nous sommes probablement de huit à 10 ans en avance sur le reste du monde grâce à cette technologie. »

 

M. Mavinic est encore émerveillé par les incidences d’un processus qu’il a commencé à étudier il y a plus de dix ans. À l’époque, il tentait simplement d’aider la BC Hydro à trouver une solution pour éliminer les dépôts de phosphore qui se formaient derrière les barrages. Il a par la suite cons-
taté que ses travaux intéressaient encore davantage les responsables des usines de traitement des eaux usées. Le phosphore présent dans l’urine de l’humain forme un minéral aussi dur que le ciment, la struvite ( voir à la fin de cet article ), qui s’accumule dans les conduits et nécessite qu’ils soient régulièrement remplacés.

 

Pour M. Manivic, se débarrasser de la struvite signifiait la capter avant que ne surviennent les problèmes. En 2005, lui et ses collègues ont terminé la mise au point d’un système de captage et accordé une licence de commercialisation à Ostara. Les appareils de traitement en forme de cône élaborés par l’entreprise précipitent la struvite présente dans les eaux usées sous forme de minuscules granules. Le produit ainsi obtenu, le Crystal Green, est ensuite vendu comme fertilisant. Et ce qui est tout aussi important, la struvite ne se rend jamais jusqu’à l’intérieur des conduits d’évacuation et n’est pas non plus libérée dans l’environnement.

 

Ostara compte des projets pilotes dans six usines réparties à travers le monde, dont une installation d’importance établie à Edmonton depuis 2007. Le réacteur d’Edmonton produit quotidiennement quelque 500 kg de granules Crystal Green, qui sont emballés sur place et prêts à être commercialisés. La ville d’Edmonton prévoit cons-truire plusieurs autres réacteurs.

 

Même si Ostara n’emploie que quelques dizaines de personnes, l’entreprise s’est hissée l’automne dernier sur la liste des 100 sociétés les plus prometteuses du monde selon Global Cleantech, publiée par The Guardian. Environ au même moment, la revue Nature a mentionné le système mis au point par Ostara dans un article traitant de l’importance économique et environnementale grandissante du phosphore

 

Selon M. Mavinic, les demandes de renseignements sur la technologie d’Ostara proviennent de partout dans le monde, en particulier de pays comme la Chine, où le phosphore pollue lacs et rivières. L’entreprise vient d’ouvrir un bureau aux États-Unis et a nommé l’éminent avocat spécialisé en environnement, Robert Kennedy Jr., à son conseil d’administration (le tout premier réacteur d’Ostara en sol américain a été installé à Durham, en Oregon, et d’autres installations sont prévues en Pennsylvanie et en Virginie).

 

M. Kennedy était à l’avant-scène en mai dernier à Vancouver lors d’une conférence internationale sur la récupération des nutriments des eaux usées. Des ingénieurs et des fonctionnaires étrangers présents à la conférence ont affirmé à M. Mavinic que la technologie d’Ostara est supérieure à tout ce qui est offert sur le marché. Ils ont également insisté sur l’importance de trouver de nouvelles sources de phosphore.

 

Tout comme l’azote et le potassium, le phosphore est essentiel à la croissance des plantes et incontournable en agriculture. Contrairement à ces deux éléments que l’on retrouve encore en quantité relativement abondante, les bonnes sources de phosphore sont de plus en plus difficiles à trouver. « Au cours de la dernière année, j’ai pu constater à quel point il s’agit d’une ressource rare sur le marché mondial », affirme M. Mavinic.

 

Les fabricants de fertilisants se procurent généralement des roches phosphatées dans des mines à ciel ouvert. Comme il n’existe qu’une poignée de sites d’exploitation viables en Amérique du Nord, le phosphore utilisé ici provient de plus en plus de l’étranger. La Chine, qui en compte d’importantes réserves, a récemment haussé de plus de 100 pour cent la taxe d’exportation applicable à ce produit.

 

En Europe, les gouvernements tentent de plus en plus de recycler le phosphore utilisé. Par exemple, l’agence de protection de l’environnement de la Suède espère récupérer 60 pour cent du phosphore présent dans les boues d’épuration d’ici 2015. Des objectifs de la sorte rendent la technologie d’Ostara particulièrement intéressante, explique M. Mavinic.

 

Paul Voroney, spécialiste des sols au département des sciences des terres de l’Université de Guelph, n’est pas prêt à affirmer que le prix et la disponibilité du phosphore à l’échelle mondiale sont en voie de changer considérablement. Il rappelle, cependant, que les sols souffrent d’un surplus de phosphore dans de nombreuses parties du Canada et se réjouit de toute initiative visant à réduire la quantité de cet élément qui se retrouve dans l’environnement.

 

Par ailleurs, certains cours d’eau de la Colombie-Britannique manquent de phosphore en raison du déclin des stocks de saumon. Lorsqu’il meurt, ce poisson libère du phosphore et d’autres nutriments dans l’eau. La B.C. Conservation Foundation utilise maintenant des granules Crystal Green pour remplacer la valeur en nutriments des carcasses de saumon.

 

M. Mavinic peut ainsi boucler la boucle, puisque la BC Hydro était initialement entrée en contact avec lui il y a plusieurs années parce que les barrages avaient pour effet de réduire la teneur en nutriments des rivières en aval et que la société cherchait à récupérer le phosphore qui s’accumulait derrière les barrages pour le remettre dans les cours d’eau. "

 

phosphate-cristallisation-struvite

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 22:54

le 23 septembre 1956
avec

fernand seguin 01

 

fernand seguin 02



La vidéo ( 18 minutes )

!!! Voir à cette adresse si la lecture bug !!!

http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/medias/clips/12499/

 

 

 

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