Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 00:02

assemblee-nationale-02Question écrite N° : 66436 de M. Pierre Morel-A-L'Huissier publiée au JO le : 15/12/2009 page : 11886

Ministère interrogé > Écologie, développement durable

Réponse publiée au JO le : 22/03/2011 page : 2759

 

Texte de la question

 

M. Pierre Morel-A-L'Huissier attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur la mise en place d'un plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux récemment annoncé. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer la composition du comité national chargé de l'élaboration dudit plan ainsi que de lui détailler le calendrier retenu.

 

Texte de la réponse

 

La maîtrise des risques liés aux résidus de médicaments dans l'eau fait partie des conclusions des tables rondes du Grenelle de l'environnement. À ce titre, les ministères en charge de la santé et de l'écologie élaborent un plan d'action national pour la réduction de la présence de résidus médicamenteux dans les eaux (ou PNRM) avec l'appui d'un comité de pilotage qui associe les parties prenantes : institutionnels, chercheurs, professionnels de santé, mais également associations de professionnels (éleveurs, industrie pharmaceutique, traiteurs d'eau), d'usagers, de malades et de défense de l'environnement.

 

La concertation a été entamée lors de la première réunion en novembre 2009. Les discussions se sont poursuivies lors des réunions du 3 juin et 12 octobre 2010. Compte tenu de la complexité du sujet (diversité des molécules impliquées, méthodes analytiques à développer, évaluation des dangers et des risques à bâtir, etc.), un groupe d'appui scientifique a également été mis en place afin d'éclairer le comité de pilotage. Il est constitué de représentants d'organismes nationaux et de personnalités reconnues pour leur expertise scientifique. Leurs contributions ont été soumises au Comité de pilotage pour validation. Ce groupe d'appui scientifique apportera son savoir dans son domaine de compétence pendant toute la durée du plan d'action.

 

Le plan qui sera publié au cours du premier trimestre 2011 portera sur les médicaments humains et vétérinaires et s'intéressera aux conséquences sanitaires et environnementales de leurs résidus dans les milieux aquatiques. Les actions porteront sur l'évaluation des risques, leur gestion et les actions de recherche à développer. La coordination générale du plan sera confiée aux ministères en charge de l'écologie et de la santé qui seront responsables du suivi de l'avancement du plan ainsi que de son évaluation.

 

____________________ 

 

Question écrite N° : 91583 de M. Élie Aboud publiée au JO le : 26/10/2010 page : 11531

Ministère interrogé > Écologie, développement durable

Réponse publiée au JO le : 22/03/2011 page : 2765

 

Texte de la question

 

M. Élie Aboud attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur la situation alarmante des milieux aquatiques dans notre pays. En effet, de plus en plus, des résidus de médicaments (antibiotiques, pilules contraceptives, antidépresseurs, anticancéreux, etc.) se retrouvent dans les eaux douces ou marines, souterraines ou simplement de consommation.

 

Les facteurs explicatifs sont nombreux, qu'ils proviennent du rejet des usines chimiques ou pharmaceutiques, des déjections animales ou humaines, des stations d'épurations ou d'incinérations, tous ont un impact très fort sur les écosystèmes, en modifiant notamment les capacités reproductrices des organismes aquatiques et en augmentant les capacités de résistances des bactéries. Plusieurs de ces substances nocives sont présentes dans les nappes phréatiques ainsi même que dans certaines eaux consommées. Il convient de prendre des mesures de nature à endiguer ce phénomène. Parmi les solutions, il conviendrait de renforcer la prise en compte des impacts environnementaux de la mise sur le marché des médicaments.

 

Dans cette perspective, il serait souhaitable de créer, à l'instar de ce qui se fait en Suède, un indice permettant de classifier les médicaments selon leur potentiel de nuisance environnemental et sanitaire. À travers une classification, cela permettrait de hiérarchiser les risques et d'indiquer la nocivité de certains médicaments. Compte tenu de l'urgence à agir en ce domaine, Il lui demande de bien vouloir lui préciser l'état de sa réflexion en la matière.

 

Texte de la réponse

 

La maîtrise des risques liés aux résidus de médicaments dans l'eau fait partie des conclusions des tables rondes du Grenelle de l'environnement. À ce titre, les ministères en charge de la santé et de l'écologie élaborent un plan d'action national pour la réduction de la présence de résidus médicamenteux dans les eaux (ou PNRM) avec l'appui d'un comité de pilotage qui associe les parties prenantes institutionnels, chercheurs, professionnels de santé, mais également associations de professionnels (éleveurs, industrie pharmaceutique, traiteurs d'eau), d'usagers, de malades et de défense de l'environnement. La concertation a été entamée lors de la première réunion en novembre 2009 et s'est poursuivie au cours des deux réunions suivantes en 2010.

 

Le plan qui sera publié au cours du premier trimestre 2011 portera sur les médicaments humains et vétérinaires et s'intéressera aux conséquences sanitaires et environnementales de leurs résidus dans les milieux aquatiques. Les actions porteront sur l'évaluation des risques, leur gestion et les actions de recherche à développer. Les discussions du comité de pilotage ont notamment fait émerger la nécessité d'examiner les pistes d'amélioration possible pour mieux prendre en considération les impacts environnementaux lors de la procédure de mise sur le marché des médicaments. À ce titre, l'expérience suédoise de classification des médicaments en fonction de leur impact sur l'environnement constitue un retour d'expérience intéressant qu'il convient d'étudier plus en détail

 

______________________

 

Question écrite N° : 92834 de Mme Martine publiée au JO le : 09/11/2010 page : 12141

Ministère interrogé > Écologie, énergie, développement durable

Réponse publiée au JO le : 22/03/2011 page : 2766

 

Texte de la question

 

Mme Martine Aurillac attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur le respect des objectifs communautaires pour l'amélioration de la qualité des eaux douces. Considérant les importantes dégradations de certains milieux aquatiques ces dernières années, malgré le développement des dispositifs d'assainissement et de traitement des eaux usées, il apparaît qu'une partie non négligeable des eaux douces de notre pays est altérée du fait notamment de pollutions chimiques. Aussi, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer quels sont les outils statistiques utilisés pour évaluer la situation, et quel est le niveau de pollution notamment en Île-de-France.

 

Texte de la réponse

 

Depuis la mise en place du plan national pour la mise aux normes des stations de traitement des eaux usées des agglomérations françaises, et grâce aux dizaines de milliards d'euros investis depuis 1990 dans les systèmes épuratoires des collectivités, la qualité des milieux aquatiques s'est significativement améliorée pour les paramètres azote, phosphore et pollution organique.

 

En ce qui concerne les autres polluants chimiques, leur présence dans les milieux aquatiques est avérée. L'état des eaux de surface en France est établi à partir des mesures réalisées régulièrement au niveau des points de suivi du réseau de contrôle de surveillance avec des règles d'évaluation de l'état des eaux fixées en application de la directive-cadre sur l'eau.

L'état des masses d'eau rapporté le 22 mars 2010 à la Commission européenne à partir des données issues du réseau de contrôle de surveillance 2007 montre que :

 

1. Pour les eaux de surface, 21 % des masses d'eau sont évaluées en mauvais état chimique (c'est-à-dire ne respectent pas au moins une des normes de qualité environnementales fixées en application de la directive-cadre sur l'eau pour les 41 paramètres de l'état chimique). On note par ailleurs l'omniprésence de certaines substances dans les eaux : c'est le cas de certains hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et de certains phtalates ;

 

2. Pour les eaux souterraines, 41 % des masses d'eau ne sont pas en bon état chimique ;

 

3. La présence de pesticides dans les eaux est généralisée. Ainsi le rapport 2010 « Les pesticides dans les milieux aquatiques données 2007 » du service de l'observation et des statistiques de l'environnement met en évidence une présence de pesticides généralisée dans les eaux superficielles et souterraines de métropole.

 

Des substances actives phytosanitaires ou leurs métabolites ont été quantifiées dans 91 % des points de suivi de la qualité des cours d'eau et dans 59 % des points sur les eaux souterraines.

 

Les données relatives à l'état des eaux de surface en Île-de-France sont accessibles sur le site de la banque nationale de données sur l'eau (BNDE) sur le site http://www.eaufrance.fr, et sur le site de la direction régionale et interdépartementale de l'énergie et de l'environnement Île-de-France :

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=450

 

Des brochures de synthèse sur le sujet sont également consultables à l'adresse suivante :

http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=108

 

La contamination des milieux aquatiques en Île-de-France est essentiellement liée aux hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), à certains métaux et pesticides. Les stations de traitement des eaux usées domestiques n'ont pas vocation à traiter ce type de polluants mais sont conçues pour traiter les pollutions organiques, l'azote et le phosphore. Le ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement a engagé un plan national d'actions pour la période 2010-2013 pour lutter contre la pollution des eaux par les micropolluants avec la volonté de réduire les émissions de polluants à la source et d'améliorer la connaissance des rejets polluants et la qualité des milieux aquatiques. Celui-ci est consultable à l'adresse suivante :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-micropolluants-dans-les.html

 

__________________

De Pierre - Source :

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-92834QE.htm

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-91583QE.htm

http://questions.assemblee-nationale.fr/q13/13-66436QE.htm

Repost 0
Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
commenter cet article
23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 00:06

 

 

Repost 0
Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
commenter cet article
15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 00:02

Une alerte de Philippe

 

seine-et-marne-gaz-schiste-jouarre.PNG

" Il se prépare un truc de malade en Seine et Marne et plus exactement à Jouarre, SIGNY-SIGNET et DOUE mais qui retentirait sur tout le bassin parisien.

 

Deux entreprises pétrolières américaines ont eu les autorisations pour venir forer sur ces trois communes.

 

Des puits de pétrole, il y en a déjà 2000 en S et M, mais là, le problème, c'est la technique employée.

 

Nos sous-sols regorgent de pétrole au point qu'il nous est annoncé 90 ans de réserve (4 milliards de dollars en jeu).

 

Mais le pétrole est très profond, alors il faut percer avec une méthode d'injection d'eau et de produits chimiques.

 

Le Canada, par exemple, a déjà fait les frais de cette méthode et aujourd'hui, la zone touchée ressemble au désert du Sahara : paysage lunaire où plus rien ne pousse, plus d'eau, une nappe phréatique souillée au point que les habitants sont malades (cancer, leucémie... etc.). Impressionnant !

 

Nous étions à la réunion du Conseil Municipale de Jouarre hier soir et les explications du Maire font froid dans le dos. Lui et d'autres Maires du coin ainsi que d'autres élus de S et M ont rencontré la Ministre de l'Environnement qui, d'après eux, est mobilisée ...

 

Si les camions arrivent le 16 Avril ( eh oui déjà, tout a été organisé très discrètement ) comme c'est prévu, c'est la catastrophe.

 

Pas seulement pour Jouarre et ses environs, la nappe phréatique de Champigny sur Marne concernée dessert tout le bassin parisien ... ça fait

du monde.

 

Vous allez bientôt en entendre parler dans la presse, ça commence à faire du bruit. De toute façon il faut que ça se sache, il faut faire annuler le projet ( les ardéchois ont failli y passer mais ils le surent plutôt et pour l'instant, le projet est stoppé là-bas).

 

Faites passer le message. "

  

___________________________

  

Voir les autres articles de ce blog

 

http://www.igepac.com/article-gaz-de-schiste-c-est-quoi-de-l-eau-et-des-

produits-chimiques-68112477.html

 

http://www.igepac.com/article-gaz-de-schiste-arret-des-prospections-les-elections-sont-proches-mais-la-lutte-continue-66562414.html

 

http://www.igepac.com/article-l-exploitation-de-gisements-de-gaz-de-schistes-de-nouvelles-inquietudes-les-consequences-sur-l-eau-du-robinet-63377790.html

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
commenter cet article
15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 00:02

A ne pas manquer

 

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, cent mille molécules chimiques ont envahi l'environnement, et plus particulièrement l'alimentation. Des résidus de pesticides subsistent sur les fruits et légumes, des additifs alimentaires sont intégrés dans les plats préparés, et les emballages en plastique sont monnaie courante. Parallèlement, au cours des trente dernières années, les cancers, les maladies neurologiques telles que Parkinson ou Alzheimer, et les troubles de la reproduction ont considérablement augmenté dans les pays développés. Existe-t-il un lien entre cette inquiétante évolution et le déferlement des substances chimiques dans nos assiettes ?

 

Voir ou revoir

 

http://www.igepac.com/article-notre-poison-quotidien-le-15-mars-sur-arte-un-coup-de-semonce-de-plus-dans-l-indifference-generale-67152126.html

Repost 0
Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
commenter cet article
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 00:01

Par vidéo

 

 

 

 

Article antérieur

  http://www.igepac.com/article-gaz-de-schiste-arret-des-prospections-les-elections-sont-proches-mais-la-lutte-continue-66562414.html

 

Ministère de l’Écologie et du Développement durable  

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Paris, le vendredi 4 février 2011

Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET et Eric BESSON lancent une mission d’inspection sur les gaz et huiles de schiste Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’Écologie, du Développement durable, desTransports et du Logement et Eric BESSON, ministre auprès de la ministre de l’Économie, des

Finances et de l’Industrie, chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique ont annoncé aujourd’hui le lancement d’une mission conjointe du Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et du conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) afin d’éclairer le gouvernement sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux des hydrocarbures de roche-mère ( gaz et huiles de schiste ).

 

A cette occasion, et parce que ce sujet suscite des interrogations environnementales, les ministres apportent les précisions suivantes :

- La France dispose aujourd’hui d’une soixantaine de gisements pétroliers et gaziers. Leur production représente 1 à 2 % de la consommation nationale. Cette part a tendance à décroître. Afin de réduire notre dépendance énergétique et autant que possible notre facture pétrolière et gazière (plus de 9 milliards d’euros d’importations en 2009), les pouvoirs publics accordent régulièrement des permis de recherche d’hydrocarbures.

 

- Actuellement, trois permis de recherche sur le gaz de schiste ont été accordés par arrêtés datés du 1er mars 2010 sur une surface totale de 9 672 km2. Ces permis ont été délivrés aux compagnies Schuepbach Energy LLC d’une part (permis de Villeneuve de Berg et permis de Nant), Total E&P France et Devon Energie Montélimar SAS d’autre part (permis de Montélimar). Ils concernent les départements de l’Ardèche, la Drôme, le Vaucluse, le Gard, l’Hérault, l’Aveyron et la Lozère.

 

- Il s’agit de permis de recherche, dont l’objectif est donc d’acquérir une meilleure connaissance géologique du sous-sol et d’évaluer l’existence d’un gisement et de son potentiel éventuel en tenant compte de la nécessité de respecter l’environnement.

 

Ces permis font tous l’objet d’une information publique à l’adresse suivante :

www.developpement-durable.gouv.fr/-Gaz-naturel-.html

 

La mission, dont la lettre est jointe en annexe, examinera également la situation des huiles de schiste pour lesquels des travaux d’exploration sont prévus dans l’Aisne, dans la Marne et en Seine-et-Marne.

 

Les ministres réuniront prochainement les entreprises disposant d’un permis de recherche afin d’examiner avec eux les calendriers industriels et leurs compatibilités avec les travaux de la mission CGIET-CGEDD.

 

 carte-gaz-de-schiste-france-2011.PNG

Repost 0
Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
commenter cet article
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:03

Rappel de l'an passé, voir < ici >

 

compost-palettes.PNG

Auchan a choisit le bio aux champs 

 

Le compost de nos légumes

( Trois minutes de régal, ... bon appétit. )

 

 

 

Le premier problème, je n'aurais jamais pu imaginer ... .

Le second problème, je n'ai jamais été informé. 

Et vous ?

 

Faites circuler l'information.

 

22680-Launay.PNG

 

Repost 0
Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
commenter cet article
25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:01

Paris, le 10 février 2011

 

Officiellement :  des résultats conformes aux attentes.

 

Complément d'igepac : résultats conformes aux annonces habituelles : « ... bien qu’aucune étude n’ait démontré à ce jour de risque sanitaire lié à la présence de résidus de médicaments dans l’eau ... »

 

  

logo_ministere_sante.jpgCOMMUNIQUE DE PRESSE

 

La présence de substances émergentes (1) dans l’environnement à l’état de traces (2) et notamment celle de résidus de médicaments dans les eaux interroge depuis quelques années l’opinion publique, la communauté scientifique et les autorités publiques. La question des risques sanitaires liés à ces substances est en particulier posée.

 

 

Actuellement, il n’existe pas de limite de qualité pour les résidus de médicaments dans les eaux et les réglementations, européenne et française, ne prévoient pas de les rechercher.

  

Une campagne nationale couvrant le quart de la population

 

Dans ce contexte et bien qu’aucune étude n’ait démontré à ce jour de risque sanitaire lié à la présence de résidus de médicaments dans l’eau, le ministère chargé de la santé a souhaité dresser un bilan de la présence de ces substances dans les eaux destinées à la consommation humaine.

 

Il a ainsi renforcé dès 2006 la recherche de ces éléments et a lancé en septembre 2009, en collaboration avec le laboratoire Anses (3) d’hydrologie de Nancy, une campagne nationale de mesures de 45 substances pharmaceutiques d’origine humaine, vétérinaire ou de leurs métabolites (4), sur la base d’une liste (5) établie par l’Anses et l’Afssaps (6).

 

La stratégie de sélection des sites de prélèvements a permis de couvrir près d’un quart de la population en France métropolitaine et dans les DOM. Tous les départements ont pu être investigués.

 

Les prélèvements ont été effectués sur des ressources utilisées pour la production d’eau destinée à la consommation humaine (eau de surface et eau souterraine) et sur des eaux traitées, en sortie de station de potabilisation.

 

Cette campagne a pris fin en juin dernier. Ces résultats concernent les eaux brutes (superficielles ou souterraines avant traitement de potabilisation) et les eaux traitées (7). L’exploitation finale des résultats, prenant notamment en compte des éléments de contexte, a été remise en janvier 2011.

 

Premiers résultats

 

S’agissant des eaux brutes, environ 285 échantillons ont été analysés, 2/3 des échantillons étant des eaux d’origine souterraine et 1/3 des eaux d’origine superficielle. Les eaux traitées correspondant à ces eaux brutes représentent en termes de débit d’eaux distribuées 24% de la population de

l’ensemble du territoire national.

 

Sur la base du travail de hiérarchisation réalisé par l’Afssaps et l’Afssa en 2008, 45 molécules ont pu être recherchées dans le cadre de cette étude. Les principales classes pharmacologiques de médicaments y sont représentées.

Pour environ 75% des échantillons d’eau traitée qu’elles soient d’origine souterraine ou superficielle, aucune de ces 45 molécules n’a été quantifiée (hors caféine qui est par ailleurs un marqueur de l’activité humaine).

 

Pour les 25% d’échantillons positifs, les analyses révèlent généralement la présence simultanée d’une à quatre molécules.

 

Parmi les 45 molécules recherchées, 26 n’ont jamais été retrouvées. Dix-neuf ont été détectées au moins 1 fois, parmi lesquelles 5 étaient présentes à des concentrations trop faibles pour pouvoir être quantifiées (8).

 

Hormis la caféine, les molécules les plus fréquemment retrouvées sont la carbamazépine (antiépileptique) et son principal métabolite (9) ainsi que l’oxazépam (anxiolytique) qui est à la fois une molécule mère et un métabolite de benzodiazépines.

 

Plus de 90% des échantillons présentent une concentration maximale cumulée inférieure à 25 ng/L et moins de 5% des échantillons présentent une concentration maximale cumulée supérieure à 100 ng/L.

 

Dans les eaux brutes, on retrouve les trois mêmes molécules principales. Toutefois, un plus grand nombre de substances (30 vs 19) a pu être identifié à des concentrations parfois plus fortes que dans les eaux traitées. La valeur maximale retrouvée n’excède pas 450 ng/L et ne concerne qu’une seule substance. La comparaison eaux brutes/eaux traitées semble ainsi illustrer l’efficacité des filières de traitement.

 

Les résultats de cette étude ont également montré que la carbamazépine pourrait constituer une molécule « témoin » attestant de la présence et de la persistance de médicaments dans l’eau.

 

Vers l’évaluation des risques

 

Concomitamment à la préparation de cette campagne, l’Anses et l’Afssaps ont été saisies par la Direction générale de la santé afin de réaliser l’évaluation des risques sanitaires liés à la présence de résidus de médicaments dans les eaux destinées à la consommation humaine.

 

L’objectif de cette évaluation des risques est d’estimer la pertinence d’intégrer ou non certaines molécules dans le contrôle sanitaire des eaux. L’évaluation des risques sanitaires est particulièrement complexe, notamment en raison des faibles concentrations rencontrées et des effets biologiques variables qu’il faudrait investiguer. Les concentrations trouvées dans les eaux traitées sont 1000 à 1 million de fois inférieures aux doses utilisées dans le cadre des doses thérapeutiques.

 

L’Anses et l’Afssaps travaillent à la définition d’une méthodologie générale pour l’évaluation de ces risques. Un premier volet relatif à l’évaluation de l’exposition hydrique a été publié en juin 2010 (10). Les travaux sur la méthodologie globale se poursuivent et leur application est testée sur la carbamazépine, substance la plus fréquemment retrouvée. Une fois la méthodologie générale d’évaluation des risques consolidée, l’évaluation se poursuivra pour certaines molécules-type, quantifiées dans l’eau au cours de cette campagne, utilisées en médecine humaine et/ou vétérinaire.

 

Pour mémoire, l’évaluation du risque environnemental lié aux résidus de médicament est déjà conduite par les agences sanitaires lors de l’examen des demandes de mise sur le marché des médicaments aussi bien à usage humain que vétérinaire et constitue une première étape de réduction du risque.

 

Le plan de maîtrise des résidus de médicaments constitue la suite des travaux du Plan national santé environnement 2004-2008 (PNSE1) et s’inscrit dans le PNSE 2 (2009-2013) parmi les risques émergents et, à un moindre degré, parmi les contaminants de l’eau. En effet, à ce titre, viennent en premier lieu les substances dangereuses connues, en particulier les HAP (hydrocarbures aliphatiques polycycliques), les nitrates, les pesticides afin d’en limiter les apports dans le milieu aquatique et les sous-produits de désinfection dans la maîtrise de la qualité de l’eau distribuée.

 

Dans ce contexte, un plan interministériel d'actions sur les résidus de médicaments dans les eaux, copiloté par les ministères chargés de l'environnement et de la santé, structurera la recherche dans ce domaine. Ce plan vise, à titre préventif, à améliorer la réduction des rejets dans l’environnement.

 

Toutes les parties prenantes ont été associées aux travaux préparatoires : institutionnels, professionnels de santé, universitaires, chercheurs, industriels, associations d’usagers, de patients et de défense de l’environnement. La publication du plan d’actions est prévue pour le 1er trimestre 2011.

 

______________________________________

 

(1) Nouveaux polluants ou contaminants de l’eau

(2) Concentrations de l’ordre du milliardième ou du millionième de gramme par litre en ce qui concerne les résidus de

médicaments dans l’eau

(3) Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail

(4) Produits de métabolisation des médicaments dans l’organisme

(5) Rapport « Hiérarchisation des résidus de médicaments d’intérêt pour l’analyse des ressources et des eaux traitées »

consultable sur www.anses.fr

(6) Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé

(7) En sortie de station de potabilisation c’est à dire prêtes à être distribuées jusqu’au robinet du consommateur

(8) Concentrations inférieures à 1 à 50 nanogrammes par litre (ng/l) selon les molécules ce qui correspond à 1 à 50 milliardièmes de gramme.

Précisions d’igepac : un petit nanogramme d’eau n’est constitué que de 333 000 MILLIARDS de molécules d’eau !

(9) époxycarbamazépine et (10)

(10) Rapport « Résidus de médicaments dans les eaux destinées à la consommation humaine : Volet « Méthodologie générale d’évaluation de l’exposition de l’Homme aux résidus de médicaments via l’eau destinée à la consommation humaine » consultable sur http://www.anses.fr

 

 

Pour valider cette information, il faut connaître les lieux de prélèvements et la liste des substances analysées.

 

L'autre côté du miroir à ne pas manquer : <ici>

Repost 0
Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
commenter cet article
22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:09

- A Brunod -

Choisie au hasard, une analyse d'eau de Lyon

 eau-lyon-bron-1-analyse-22-dec-2010

 

ATTENTION, ce qui est écrit ci-dessus est très clair. Les résultats du contrôle sanitaire de nous dit pas que notre eau est saine ou sans polluant. Cette eau est simplement conforme aux exigences de qualité respectant la réglementation en vigueur et UNIQUEMENT pour les paramètres mesurés indiqués dans ce rapport. Ce qui signifie que notre eau peu très bien contenir des polluants qui n'ont pas été recherchés. C'est d'ailleurs souvent le cas lorsque l'analyse des pesticides a lieu ( une par an, par exemple ). Des substances sont détectés et signalées mais sur la prochaine feuille d'analyses ils ne seront pas signalés car non analysés. Ils seront " oubliés " pendant un an et réapparaîteront l'année suivante. Et ça peut durer des dizaines d'années comme nous l'avons montré dans ce blog en prenant l'exemple de Vendeuvre ( Aube ).  

 

Les pesticides n'ont pas été recherchés dans les résultats ci-dessous.

 

Comment lire ces résultats.

 

1/ Cette feuille est dénomée " Résulltats des analyses "

 

Voir ci-dessous.

 

<0,1µg/l signifie que la molécule analysée est à une concentration inférieure à 0,1 microgramme par litre, cela signifie qu'il est possible que la concentration de cette substance soit au plus de 0,0999... microgramme par litre. Lorsque la limite de qualité est de 0,1 µg/l, ce qui n'est pas rassurant.

 

 eau-lyon-bron-2-analyse-22-dec-2010 

 eau-lyon-bron-3-analyse-22-dec-2010

 

Les résultats ci-dessus nous indique par exemple que l'hexachlorobutadiéne est à une concentration inférieure à 0,5 microgramme par litre, c'est-à-dire inférieure à 5 fois la limite de qualité. Une indication beaucoup plus inquiétante que la précédente et inutile.

 

 eau-lyon-bron-4-analyse-22-dec-2010

 

Ci-dessous, un résumé des seuils de détection pour l'ensemble des substances chimiques : 

  eau-lyon-bron-5-analyse-22-dec-2010.PNG

  

La somme de toutes ces limites est d'environ 43 microgrammes par litre, cela signifie que la concentration totale de ces polluants est comprise entre 0 et 43 µg/l. Ce qui n'est pas fait pour nous rassurer.

 

CONCLUSION

 

 D'un point de vue résultat d'analyses, de nombreuses indications sont inutiles et ne prouvent rien. Espérons qu'elles ne sont pas facturées par le laboratoire d'analyse. 

  

Quant à la méthode d'informations des concentrations par des limites supérieures de concentrations, elle n'est pas très pertinante pour le consommateur. Ces limites ne sont que des seuils de détection. En comparaison, imaginez que votre jauge de réservoir d'essence ( réservoir de 50 litres ) vous indique qu'il vous reste moins de 25, 50 ou même, moins de 250 litres !!!

 

Sur le rapport des résultats d'analyses, il faudrait différencié les concentrations mesurées et les seuils de détection.

 

Un contrôle sanitaire ne respecte que la réglementation et n'est en aucun cas une analyse des produits indésirables contenus dans notre eau potable.

 

Si nous voulons connaître ce que contient notre eau, il faut changer la réglementation.

Repost 0
Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
commenter cet article
18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 00:09

Communiqué du 16 février 2011

 

A trois jours de l'ouverture du Salon de l'Agriculture, le WWF France met en ligne trois films de 15 minutes sur le thème « Agriculture industrielle : le sacrifice de l’eau ». Trois « enquêtes de terrain » tournés en juin 2009 en Bretagne et de mai à septembre 2010 dans le Gers et l’Eure-et-Loir qui « pointent l'engrenage productiviste et industriel dans lequel l'agriculture française s'est enfermée »

 

Le film tourné en Eure-et-Loir

 

 

 

Le film tourné dans le Gers

 

 

 

Le film tourné en Bretagne

 

 

Repost 0
Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
commenter cet article
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 00:05

A force d'informer, peut-être que ...

 arte-0C.PNG

Ses engagements ne sont pas étrangers à ses origines paysannes

 

arte-0D.png

 

La bande annonce

Faites circuler ces informations auprès de vos amis

 

 

 

 

Voir également de MM. Robin : Pesticides : 200 000 morts & la DJA ( Dose de poison Journalière Admissible ), ci-dessous

http://pesticides.igepac.over-blog.com/article-pesticides-200-000-morts-la-dja-par-m-m-robin-67151304.html

 

____________________________________

 

Le blog de MM. Robon http://robin.blog.arte.tv/

 

Source et pour plus de vidéos http://www.arte.tv/fr/3677910.html

Repost 0
Published by Pierre PETIT - dans POLLUTION & SANTE
commenter cet article

Publications récentes d'igepac

aout-2011

    - Les eaux que nous buvons

    ( 1 - Généralités )

    ( 2 - La chimie de l'eau buvable )

 

    L'arnaque des tarifications

 ( abonnement & tarification progressive )

 

     

 

Rechercher Un Article Du Blog

Première visite

Le concept du blog 

" La politique de l'Eau a ses raisons
que la raison ne connaît pas
"
 

 

ensuite, rendez-vous à l'accueil

 

   petit-bb-pas-content-copie-1

Archives Du Forum

Les défits d'igepac

 
1/
 La fourniture de l’eau doit être un service public, sa gestion financière doit être faite par la collectivité
  
2/  L'eau des particuliers doit être différenciée de celle des activités professionnelles : suppression des parts fixes ( abonnements ) et en urgence celle de la partie assainissement.

3/  L'Agriculture polluante doit payer sa propre pollution, sinon  cette pollution doit être prise en charge par la collectivité nationale.
      

P. S. Qui N'a Rien À Voir, ...

Epandage : pollution évitable

Les Seigneurs parisiens