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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 16:37
bisphenol-A 
INRA, le 16 décembre 2009
  
Pour la première fois, une équipe de chercheurs de l’INRA de Toulouse vient de démontrer que l’exposition au Bisphénol A (BPA) a des conséquences sur la fonction intestinale. Cette molécule constitutive de nombreux récipients alimentaires en plastique est couramment retrouvée dans l’organisme d’une large majorité de la population, quel que soit l’âge.
 
Or le BPA est un leurre hormonal, capable de mimer l’effet des œstrogènes, les hormones sexuelles féminines qui, au-delà de leur rôle dans la fonction de reproduction, sont essentielles au développement d’organes comme le cerveau ou le système cardio-vasculaire. Les chercheurs de l’INRA montrent que l’appareil digestif du rat est très sensible aux faibles doses de BPA, affectant la perméabilité intestinale, la douleur viscérale et la réponse immunitaire à l’inflammation digestive.
 
Ils dévoilent également comment l’exposition pré- et post-natale de ces animaux peut fragiliser la fonction de « barrière intestinale » à l’âge adulte. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives dans l’évaluation du risque d’exposition aux perturbateurs endocriniens. L’ensemble de ces résultats est publié dans l’édition en ligne avancée de PNAS du 14-18 décembre 2009.
 
Le Bisphénol A est un contaminant alimentaire. Il est largement utilisé dans la fabrication industrielle des récipients en plastique de types polycarbonate, tels certains biberons. On le retrouve également dans les résines des revêtements intérieurs de boîtes de conserve pour aliments ou canettes de boissons. Or le BPA est capable de s’extraire de ces plastiques et résines, spontanément à très faibles doses, et plus largement lorsque ces derniers sont chauffés. Ainsi il est détecté dans les urines, le sang et le liquide amniotique d’une grande majorité de la population européenne. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) ont à ce propos défini une dose journalière acceptable (« DJA ») de 0,05 milligramme/kg de poids corporel.

Cette dose seuil a notamment été retenue car cette molécule est toxique pour la reproduction et le développement chez l’animal de laboratoire. En effet, le BPA est capable de se lier aux récepteurs des œstrogènes, les hormones sexuelles féminines, et de mimer leur action dans l’organisme. A ce jour, toutes les études menées pour évaluer ses effets dans le corps humain ont principalement concerné la fonction de reproduction et le développement du cerveau.

Pour la première fois, les chercheurs du laboratoire « Neurogastroentérologie et nutrition » de l’INRA de Toulouse se sont intéressés aux effets du BPA sur l’intestin, premier organe au contact des contaminants ingérés. Pour cela ils ont administré par voie orale de faibles doses de BPA à des rates après ablation des ovaires produisant les œstrogènes naturels. Les chercheurs démontrent l’effet du BPA sur l’intestin dès une dose dix fois inférieure à la dose journalière admissible pourtant considérée comme très sécuritaire pour l’homme.

Tout d’abord ils ont constaté que le BPA diminuait la perméabilité de l’épithélium intestinal, une voie d’échanges permettant la circulation d’eau et de sel minéraux (ou ions) nécessaire à l’équilibre de notre organisme. La perméabilité de l’intestin est déterminée par des protéines de liaison entre les cellules épithéliales.
 
Les scientifiques ont montré chez le rat et sur des cellules intestinales humaines en culture, que le BPA était capable d’activer des récepteurs aux oestrogènes présents dans ces cellules épithéliales. Il en résulte une augmentation de la synthèse des protéines de liaison et le rétrécissement de l’espace entre les cellules intestinales, limitant les échanges naturels au niveau de la paroi du tube digestif et pouvant favoriser la « rétention d’eau » dans le corps. Les chercheurs ont également observé que le BPA avait un impact sur la réponse inflammatoire dans le côlon et rendait l’intestin plus sensible à la douleur.

Chez les rats nouveau-nés, les chercheurs ont montré qu’une exposition in utero et pendant l’allaitement au BPA augmentait le risque de développer une inflammation intestinale sévère à l’âge adulte. Ces effets ont essentiellement été observés dans la descendance femelle, plus sensible naturellement aux effets des oestrogènes que les mâles.
 
Cette prédisposition à développer des maladies inflammatoires dans l’intestin serait la conséquence d’une maturation imparfaite du système immunitaire situé dans la muqueuse intestinale. En effet, l’intestin est pratiquement stérile à la naissance, puis progressivement colonisé par des bactéries d’origine alimentaire et environnementale qui participent à l’éducation de ce système immunitaire.
Les chercheurs ont émis l’hypothèse que l’exposition pré- et post-natale au BPA pourrait freiner le développement des défenses immunitaires intestinales, altérant ainsi leur capacité à reconnaître plus tard des substances potentiellement nocives pour l’organisme.

Ces travaux illustrent la très grande sensibilité de l’intestin au Bisphénol A et ouvrent de nouvelles voies de recherches sur la caractérisation et l’évaluation des effets des perturbateurs endocriniens d’origine alimentaire. Ils pourront contribuer à l’évaluation des risques et à la définition de nouveaux seuils acceptables d’exposition pour ces molécules.
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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 09:03

Les nitrates ne sont pas un dangereux poison, igepac l'a toujours répété, mais conseiller d'en consommer sans modération pour tous ... c'est ignoré la vunérabilté des jeunes organismes, c'est ignoré un principe de précaution pour mieux promouvoir une fausse vertue. Non, l'eau de Paris n'est pas la meilleure eau de France, elle n'est pas la pire, l'eau du centre de Paris est comme toutes les eaux de France, proche des limites de qualité. ( La capitale doit pouvoir être montrée en exemple, c'est pourquoi igepac reste intransigeant sur la gestion de l'eau et de l'assainissement en région parisienne. )

eau-de-paris-qualite.PNG

En règle générale, ce n'est pas la concentration d'un produit ingurgité nocif qui est à prendre en compte mais sa quantité. Une eau chargée régulièrement à plus de 50 microgrammes par litre finira toujours par être interdicte à la distribution. L'eau de Paris ne peut pas être consommée sans modération pour tous,  au regard de la loi et de la santé publique. Ce genre de fausse information n'est malheureusement pas réservée à la capitale, de nombreuses villes de province font de même.

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 00:02

Pour beaucoup, rien. Mais lorsqu'une parlementaire pose la question, igepac est heureux de saluer cette initiative.

   payet-anne-marie.PNG

Question orale sans débat n° 1056S de Mme Anne-Marie Payet (La Réunion - UC)

publiée dans le JO Sénat du 14/10/2010 - page 2659

 

Mme Anne-Marie Payet attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur le problème de la pollution de l'eau du robinet par le sulfate d'aluminium.

 

Premier élément métallique de l'écorce terrestre, l'aluminium se trouve presque partout aujourd'hui (dentifrice, cannette, déodorant…). A doses régulières cette substance serait très néfaste pour la santé. De nombreux spécialistes recommandent de ne pas utiliser les produits qui en contiennent (capsule de café, pansement gastrique…)

 

A l'exception de Paris qui utilise depuis trente ans le traitement ferrique, les distributeurs d'eau potable ajoutent des sels d‘aluminium afin de rendre l'eau plus claire. Selon M. Guy Berthon, ancien directeur de recherche au laboratoire de chimie du CNRS « l'aluminium ne sert à rien dans l'organisme humain. Pire à fortes doses ou à doses régulières il est toxique (…) en trouver dans l'eau du robinet, c'est criminel ».

 

La norme de 200 microgrammes d'aluminium par litre d'eau fixée par l'OMS est discutable, elle ne constitue qu'une référence de qualité, non une limite, en l'absence de contrôle les compagnies des eaux se permettent souvent de la dépasser sans être tenues d'en informer le consommateur. Selon l'Agence française de sécurité alimentaire des aliments (AFSSA) en 2007 : 2,7 millions de français ont bu une eau contenant un taux de sels d'aluminium supérieur à cette norme.

 

Le danger, selon le chercheur, est que « si une partie est éliminée naturellement par les urines ou la barrière intestinale, une autre passe à travers ce mur de brique qu'est l'intestin grêle et se retrouve dans le sang puis le cerveau. Là l'aluminium se dépose, durcit et ne peut plus repartir ». Certaines études ont mis en évidence le lien entre une eau potable trop chargée en aluminium et certains cas de démence qui rappellent les symptômes de la maladie d'Alzheimer. En 1976 déjà, des cas de démence, de douleurs articulaires, de décalcification des os, d'anémie étaient apparus chez des insuffisants rénaux sous dialyse.

 

C'est pourquoi elle demande au Gouvernement de bien vouloir lui faire connaître les mesures qu'il entend prendre afin de remédier à cette situation.

 

En attente de réponse du Ministère de la santé et des sports.

______________________________________________

 

Commentaires igepac

 

" passe à travers ce mur de brique qu'est l'intestin grêle et se retrouve dans le sang " cet évident constat pour l'aluminium est valable pour n'importe quelle substance qui transite dans notre système digestif.

 

Dans « Les eaux que nous buvons », le prochain cahier d’igepac dont la parution d’une première partie est prévue en décembre, vous pourrez lire ceci :

 

L’eau, vecteur du développement de la vie

 

Dans notre corps l’eau se trouve principalement à l’intérieur des cellules ( les cellules forment les tissus et les tissus forment les organes ). Une autre partie sert de réserve et le reste constitue le plasma sanguin et la lymphe, et circule en permanence dans tout l’organisme. Le plasma, 3 litres pour 5 l de sang, est le composant liquide du sang qui sert à transporter à travers le corps les substances vitales, nutritives, ou les déchets à évacuer. Ces déchets, ce sont les reins qui les éliminent par l’urine. La lymphe c’est du sang sans les globules rouges, elle se trouve dans les organes donc est moins riche en nutriments mais plus riche en déchets que le sang. L’eau assure le transit intestinal. La plus grande partie traverse les parois de l’intestin grêle et du colon pour rejoindre le sang et la lymphe, qui la transportent dans tout l’organisme.

 

 

Sur la chimie de l’eau potable

 

L’aluminium dont il est question ici est sous forme de sels d’aluminium dissous dans l’eau, chlorures,  nitrates et sulfates employés avec des polymères, d’autres substances chimiques passées sous silence. Ces adjuvants de forte densité permettent une coagulation ou floculation c'est-à-dire la formation d’agrégats, en flocons, pour forcer une précipitation qui entraînera les sédiments, les éléments nutritifs, les microbes et le carbone organique dissous.

Les polymères organiques ( silice activée ) et polymères naturels ( algues, … ) sont les premiers à avoir été utilisés. L'ajout d'adjuvants synthétiques de floculation  ( des polyamines, du chlorure de polydiallyldiméthylammonium ou en raccourci du polydadmac, des polyacrylamides, … ) permet de diminuer la quantité des boues. De plus, il faut jouer sur le PH, donc  ajouter une base puis à la fin du traitement un acide ( ou inversement ) pour obtenir un PH neutre.

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 00:03

Cette eau est légalement buvable :

( ... pour l'eau des biberons ... ) 

21320-pouilly-analyse-eau-2-29-sept-2019.PNG

et avec une goutte et demie, vous obtenez une dose

toujours considérée comme inoffensive,

idem avec 8 gouttes d'Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques,

fluoranthene.PNG

tete de mort 02

 et même dans ce dernier cas, 

le nombre de gouttes peut être illimité.

 

 " Ainsi, en l’absence de consignes de restriction de l’usage de l’eau par les autorités sanitaires, le consommateur peut utiliser en toute confiance l’eau qui lui est livrée. "

proclame le Ministère de la Santé.

  

L'Auxois, c'est la campagne

et ces doses sont courantes et légales, ou presque !!!

 

Mais à la campagne, les buveurs d'eau du robinet

sont des costauds, ils résistent !!!

j-aime-01

sur igepac Bourgogne

 

 

 

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 00:01

 

logo-france-24.PNG 

Par Jennifer KNOCK

 

Après l’âge de pierre et l’âge de bronze, bienvenue à l’âge du plastique ! Nous en fabriquons tellement que des tonnes de déchets s’accumulent dans les océans. Une menace pour l’environnement et l’écosystème marin mais aussi pour notre santé.

 

Véritable fléau environnemental, nous sommes partis à la découverte de continents de plastique à la dérive. Nous jetons en moyenne 675 tonnes de déchets par jour dans la mer. Dans l’océan Pacifique mais aussi dans l'Atlantique, les tonnes de déchets s'accumulent. Avec les courants marins, les particules se sont concentrées et des plaques se sont formées. Une pollution quasiment impossible à nettoyer. Un cabinet d’architectes hollandais a cependant imaginé une opération de recyclage à grande échelle.

 

Sauver le monde avec une pomme de terre vous n'y aviez certainement pas pensé et pourtant ce féculent sert à fabriquer du plastique biodégradable. Prometteur mais toujours à un stade embryonnaire, le bioplastique ne représente aujourd'hui que 0,5% de la production mondiale. Produit à partir de mais, de pomme de terre ou de canne à sucre, l’élaboration de ce nouveau matériau monopolise des terres agricoles, consomme de l’eau, des engrais et des pesticides. Les matières premières parcourent également de grandes distances. Est-ce une solution innovante ou seulement du marketing écolo ? Nous sommes partis à Dieppe, au cœur d’une usine de bioplastique pour enquêter.

 

Combat environnemental, la bataille contre le plastique est aussi un enjeu de santé publique. La plupart de ce que nous mangeons, buvons ou touchons est constitué à partir de matériaux plastiques. De nombreux scientifiques s’inquiètent des substances que contiennent nos jouets, bouteilles d’eau ou emballages plastiques. De récentes études ont montré que le bisphénol A et les phtalates se retrouvent dans notre sang. Les chercheurs s’inquiètent de l’impact de ces substances sur la fertilité, l’asthme ou le cancer. S’ils réclament des normes restrictives pour l’industrie, ils invitent aussi les consommateurs à la plus grande prudence.

 

 

_______________________________________

 

Bioplastique et biocarburant pour sauver le Monde ou pour engendrer d'inquiètantes problèmatiques  ?

________________________________________

phtalates.PNG Les phtalates ( ci-dessus ) comme le bisphénol A ( ci-dessous )

possédent des noyaux benzéniques.

bisphenol-A.PNG

 

  

Le mortel noyau benzénique : benzene_noyau_mortel_noir.jpg

 

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pub-maldeseine.PNG

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 00:04

La Direction Générale de la Prévention des Risques du Ministère de l’Ecologie recense les principales émissions polluantes industrielles et collectives ( les stations d’épurations par exemple, à voir car les données sont assez détaillées ) dans un registre spécifique, accessible au public sur le site ci-dessous.

 registre-des-polluants-ineris.PNG

http://www.pollutionsindustrielles.ecologie.gouv.fr/IREP/index.php

Un exemple de données, pour illustrer l’article précédent :

la pollution d’Achères,

des millers de TONNES par an en émissions directes

dans l'eau de la Seine.

Et ce n'est qu'une partie ( 60 % )

de la pollution totale du SIAAP !!!

 

Cette eau polluée sera filtrée partiellement,

 puis distribuée dans les villes

 en aval d'Achères, jusqu'à l'océan.

 

Pour réduire cette pollution,

c'est très élémentaire et peu coûteux :

quelques euros de plus sur la facture des pollueurs.

Ne pas oublier que Paris se vente d'avoir

une eau potable la moins chère de France !!!

( moins de 3 € le m3, assainissement compris )

 

igepac ne décolère pas de constater

que des élus ont si peu de respect

pour l'Homme et son Environnement.

  

pollution-SIAAP.PNG

 

Emissions dans l'Eau (direct)

 XX 000 TONNES

en 2007 )

Polluant 

Unité

2007

2008

Azote total (N)

kg/an

25 000 000

n.d.

Cuivre et ses composés (Cu)

kg/an

5 960

n.d.

Demande biologique en oxygène (DBO5)

kg/an

10 400 000

n.d.

Demande chimique en oxygène (DCO)

kg/an

47 300 000

n.d.

Dichlorométhane (DCM - chlorure de méthylène)

kg/an

23 200

n.d.

Matières en suspension (MES)

kg/an

13 100 000

n.d.

Phosphore total (P)

kg/an

1 190 000

n.d.

Trichloroéthylène (TRI)

kg/an

298

n.d.

Tétrachloroéthylène (PER - perchloroéthylène)

kg/an

1 130

n.d.

Zinc et ses composés (Zn)

kg/an

29 800

n.d.

 

 

 

 

 

Quantité de déchets produits ou traités

Déchet (en Tonne par an)

 

2007

2008

Production de déchets dangereux

659

461

Production de déchets non dangereux

n.d.

3 678

Traitement de déchets dangereux

n.d.

263

 

 

 

 

 

Prélèvement en eau en m3/an

Milieu prélevé

 

2008

 

Eau souterraine

 

5 850 000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emissions dans l'Air

 ( 120 000 TONNES par AN )

 

Polluant

Unité

2007

2008

CO2 Total

t/an

123 000

115 000

Dioxyde de carbone (CO2) d'origine biomasse

t/an

111 000

104 000

Oxydes d'azote (NOx - NO + NO2) (en eq. NO2)

t/an

347

341

         

 

 

 

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 00:46

« Depuis plusieurs années, les concentrations en sélénium grimpent dans certaines nappes phréatiques du Bassin parisien. Si elle ne représente pas une urgence sanitaire, la situation est suffisamment préoccupante pour que plusieurs captages d'eau potable du Bassin Parisien aient cessé d'être exploités ces dernières années. »

 

Le sélénium est un élément chimique pur, de symbole Se et de numéro atomique 34 ( entre l’arsenic-33 et le brome-34 ).

 

C'est un oligoélément, mais à très faible dose. Il est toxique ( voire très toxique sous certaines formes ) à des concentrations à peine plus élevées que celles qui en font un oligoélément indispensable.

 

Les oligoéléments sont une classe de nutriments éléments minéraux purs nécessaires à la vie d'un organisme, mais en quantités très faibles. On appelle oligo-éléments les éléments chimiques qui représentent une masse inférieure à 1 mg/kg. Ils possèdent également une toxicité pour l'organisme lorsqu'ils sont présents à des taux trop élevés. L'effet d'un oligo-élément dépend de la dose d'apport. Lorsque l'oligo-élément est dit essentiel, l'absence, comme un apport excessif, sont mortels.

 

Le sélénium est un oligo-élément anti-oxydant qui intervient dans le métabolisme des radicaux libres et d'autres substances produites par l'oxydation des lipides au niveau des membranes cellulaires. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme au niveau du foie et contribue au maintien des muscles squelettiques et cardiaques et des spermatozoïdes. 

 

« Dès le mois d'octobre, le bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) va étendre à la région Nord - Pas-de-Calais un programme de recherche, actuellement mené avec le concours de l'agence de l'eau Seine-Normandie, dont le but est d'élucider les causes de la recrudescence de ce métalloïde dans plusieurs nappes. »

 

Le sélénium est naturellement présent dans le sol mais la surexploitation des nappes phréatiques provoque une augmentation de sa concentration.

 

« Pour l'heure, l'inquiétude n'est pas encore de mise : les personnes les plus sujettes à une forte exposition au sélénium ne sont pas forcément celles qui en consomment une eau très chargée. Les amateurs de thé vert ou de vin rouge, comme les consommateurs de compléments alimentaires y sont par exemple beaucoup plus exposés. »

 

__________________________

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9l%C3%A9nium

http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/vitamines_mineraux/selenium.htm le_journal.png 

Voir l’article de Stéphane Foucart

du Monde de l'édition du 15.09.10

 

 

NOUVEAU : Les articles du journal Le Monde dès 15h dans un grand confort de lecture

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 00:45

chlorure-de-vinyle.PNG

Notre environnement au contact des différentes sortes de plastiques se pollue à divers degrés. Molécule aprés molécule les soupçons d'atteinte à la santé humaine sont rendus publics. Par exemple, l'atrazine et les PCB, après des années d'interdiction d'utilisation, sont maintenant recherchés et détectés dans l'eau du robinet. Récemment, la pollution par le CVM, matière plastique des canalisations d'eau potable des années 70, est enfin prise en compte par les services sanitaires.

Combien de dizaines d'autres molécules autorisées, parmi les milliers présentes dans notre environnement, peuvent-elles être néfastes à notre organisme ? Il faut bien admettre que nous servons de cobayes face à l'urgence de commercialisation des produits industriels.

 

Renseignez-vous auprès de votre mairie pour connaître le matériau des canalisations de votre alimentation en eau potable, ... pour vous rassurez ... . La lecture de cet article peut vous en convaincre.

________________________

 

« L’exposition actuelle principale pourrait être la présence de ce composé dans l’eau des réseaux de distribution d’eau potable. …Le chlorure de vinyle monomère est classé dans le groupe 1 (cancérogène certain pour l’homme) par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) depuis 1987. C’est un facteur de risque avéré de l'angiosarcome hépatique, un cancer rare et de très mauvais pronostic, considéré comme un cancer sentinelle de l’exposition au CVM … »

 

Note de position de l’Institut de veille sanitaire

 

 Etat des connaissances

 

Le dosage de monomères de chlorure de vinyle a été introduit dans les contrôles réglementaires de l’eau potable dans l’arrêté du 11 janvier 2007.

 

L’Institut de veille sanitaire (InVS) a été sollicité en février 2008 suite à la détection de chlorure de vinyle monomère ( CVM) dans plusieurs systèmes de distribution d’eau potable du département d’Indre et Loire. L’exploitation des données du contrôle réglementaire de l’eau distribuée a révélé des dépassements de la limite de qualité pour l’eau de boisson (0,5 µg/L) dans plusieurs départements français, soit 0,3 % de non-conformités parmi les analyses effectuées en 2008 et 2009 dans le cadre du contrôle réglementaire.

Ces non-conformités ont pour origine principale la migration dans l’eau potable du CVM résiduel contenu dans les canalisations en polychlorure de vinyle (PVC) posées avant les années 1980. Après 1980 les procédés de fabrication ont changé ce qui a mis un terme au problème du relargage des nouvelles canalisations. Les canalisations posées avant 1980 représentent cependant selon les fabricants environ 50 000 km de conduites, soit près de 5 % du linéaire national.

De très fortes disparités régionales existent. Des conditions particulières d’exploitation sont nécessaires pour atteindre des concentrations élevées en CVM, en particulier des temps de séjour de l’eau dans le réseau très longs, rencontrés essentiellement aux extrémités des réseaux ruraux.

 

Le chlorure de vinyle monomère est classé dans le groupe 1 (cancérogène certain pour l’homme) par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) depuis 1987.

C’est un facteur de risque avéré de l'angiosarcome hépatique, un cancer rare et de très mauvais pronostic, considéré comme un cancer sentinelle de l’exposition au CVM. Dans son avis de 2005, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a évalué à 4,4.10-5 l’excès de risque unitaire de cancer associé à l'ingestion pendant la vie entière d'une eau dont la concentration en CVM est égale à la limite de qualité de 0,5 µg/L1. Cette valeur est calculée en se fondant sur l'excès de risque unitaire par voie orale proposé par l'US-EPA2 et prend en compte la susceptibilité plus élevée de l’enfant.

Depuis sa réévaluation par le Circ (2008), le CVM est également mis en cause dans les carcinomes hépatocellulaires, la forme la plus fréquente de cancer du foie, dont les facteurs de risques prédominants sont la cirrhose et les infections par les virus hépatiques.

L’exposition professionnelle au CVM a quasiment disparu en France depuis la fin des années 1970 avec la mise en place d’une réglementation. L’exposition actuelle principale pourrait être la présence de ce composé dans l’eau des réseaux de distribution d’eau potable.

 

Cette question représente potentiellement un enjeu important de santé publique. La population alimentée par les conduites susceptibles de relarguer du CVM est estimée à moins de 600 000 habitants, à partir des données actuelles. Les effets peuvent ne pas être encore visibles compte tenu de la latence longue entre l’exposition et la survenue de ces cancers (10 à 50 ans pour l’angiosarcome hépatique). Une augmentation d’incidence des cancers du foie est actuellement observée, mais demeure incomplètement expliquée.

 

 

Actions engagées

 

Le paramètre CVM est maintenant intégré dans les contrôles réglementaires du ministère chargé de la Santé, sans ciblage particulier mais de façon plus intensive. En cas de dépassement de la limite de qualité, des mesures de gestion sont mises en place permettant un retour à la conformité. Aujourd’hui, ce sont des purges du réseau, ou le remplacement des conduites incriminées.

 

Une demande d'appui scientifique et technique a été faite par le ministère chargé de la Santé au laboratoire d'études et de recherches en hydrologie de l'Afssa pour organiser des campagnes d’échantillonnage d’eaux de consommation sur des sites-pilotes "à risque". Ces sites sont déterminés par les Agences régionales de santé (ARS) en tenant compte des critères caractérisant la migration du CVM à partir des canalisations de PVC (longueur, temps de contact, ancienneté, caractéristiques de l’eau, etc.). Ces études permettront de mieux comprendre les phénomènes de migration mis en jeux, et ainsi de pouvoir estimer avec plus de précision l’exposition actuelle des usagers mais aussi celle qui a prévalu depuis les années 1970.

 

De son coté et dans le cadre du plan cancer 2009, l’InVS met en place une surveillance épidémiologique ciblée des angiosarcomes hépatiques (environ une quinzaine de nouveaux cas attendus en France par an), afin d’identifier les facteurs de risque environnementaux et professionnels, et notamment de tester l’hypothèse de la consommation d’eau du robinet contenant du CVM. Pour cela, l’InVS commence une surveillance épidémiologique visant au repérage précoce des angiosarcomes hépatiques et au recueil d’information sur l’histoire professionnelle et résidentielle des cas afin d’en reconstituer l’exposition au CVM. En fonction du résultat de l’étude de faisabilité, une étude prospective pourrait être mise en place en 2011.

 

Enfin, le ministère chargé de la Santé a créé en 2009 un groupe de travail sur la thématique « CVM dans l’eau destinée à la consommation humaine » au sein de la commission eau potable de l’Association scientifique et technique pour l’eau et l’environnement (Astee), pour permettre une mise en commun des expériences et un échange d’informations. Il est piloté par le ministère, et rassemble des institutionnels (Afssa, InVS et ARS), des exploitants d’eau et les industriels de la plasturgie.

 

 

Références

 

1/ Un excès de risque unitaire évalué à 4.4 10-5 signifie que, dans une population de 100 000 personnes exposées durant la vie entière au facteur étudié, 4, 4 cancers supplémentaires pourraient théoriquement survenir. Un excès de risque unitaire inférieur à 10-6 est généralement considéré comme acceptable en gestion des risques.

 

2/ US-EPA United-States Environmental Protection Agency

 

 

Pour plus d’informations :

 

Chlorure de vinyle monomère (CVM) et cancers hépatiques

Point bibliographique

Annexe à la note de position InVS sur le chlorure de vinyle monomère (CVM)

http://www.invs.sante.fr/publications/2010/chlorure_vinyle_monomere_2010/annexe_chlorure_vinyle_monomere_2010.pdf

 

Fiche toxicologique de l’INRS

http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/inrs01_search_view/6552284F177A736DC1256CE8005A55D7/$File/ft184.pdf

 

Le CVM : un danger signalé par une directive européenne depuis janvier 1978

http://europa.eu/legislation_summaries/consumers/product_labelling_and_packaging/l21083_fr.htm

 

 

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 00:55

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par Catherine Le Guen

 

 

Un médecin normand, le Dr Joël Spiroux, a présenté vendredi à Brest son étude sur les résidus médicamenteux dans l'eau, menée autour du CHU de Rouen. Pas moins de 36 molécules ont été retrouvées après épuration.

 

 «De nombreuses études sur la recherche des résidus médicamenteux sont basées sur des prélèvements ponctuels. Notre étude a l'originalité d'avoir été réalisée, en 2009, durant 30 jours consécutifs de prélèvements sur cinq sites différents», explique le Dr Joël Spiroux, médecin expert en santé environnementale, initiateur de cette étude au sein de l'URML (Union régionale des médecins libéraux) de Haute-Normandie, grâce à un financement du Groupement régional de santé publique. Il s'est exprimé vendredi soir devant un public de médecins et pharmaciens, à l'invitation des Laboratoires Boiron.

 

Avant et après épuration

 

Les prélèvements ont eu lieu à la sortie des stations d'épuration traitant les eaux du CHU de Rouen et du centre anticancéreux Henri-Becquerel, mais aussi en amont, au niveau du collecteur dans les eaux brutes, en milieu de traitement et aussi sur les boues résiduelles.

Des techniques de pointe, comme la torche à plasma, capables de détecter des molécules en très faibles concentrations, ont été utilisées. Premier constat, les résultats permettent tout de suite de repérer les week-ends et les jours fériés: cela correspond aux jours où l'on retrouve les plus faibles quantités de résidus médicamenteux...

Cependant, la pollution ne vient pas seulement de l'activité de l'hôpital, mais aussi des patients accueillis pour des soins et qui rentrent ensuite chez eux ou sont traités à domicile. Deux sources de pollution existent. D'une part, celle due aux médicaments prescrits mais non consommés. S'ils ne sont pas correctement détruits, ils se retrouvent dans la nature, voire dans les eaux usées lorsqu'ils sont jetés dans les toilettes.

«Sur les 47% de médicaments qui ne sont pas finalement pris par les patients à qui ils ont été prescrits, environ 12% se retrouvent dans les égouts parce qu'ils ont été jetés dans les toilettes». L'autre source de pollution est plus inévitable: les molécules avalées par les malades ou qui leur sont injectées finissent par être éliminées entières ou sous forme de produits de dégradation par l'urine ou les excréments. Et les humains ne sont pas les seuls à être soignés, les médicaments vétérinaires ont aussi leur part de responsabilité.

 

Trente-six médicaments repérés

 

Pas moins de 36 médicaments différents ont été retrouvés. Cela va de la codéine au tramadol (un autre analgésique) en passant par l'acide valproïque (antiépileptique). Les quantités semblent infimes en nano ou picogrammes par litre, mais au final, sur une année, sur l'ensemble des eaux traitées, on arrive à des valeurs non négligeables de 50kg de codéine rejetés dans la Seine ou encore 77kg de tramadol et 5kg d'acide valproïque.

Dans un second temps, l'étude s'est penchée sur quatre minéraux: argent, iode, platine et gadolinium, ce dernier étant un marqueur dans les examens IRM. Là aussi, on les retrouve en quantités infimes en sortie de station. «Les techniciens des stations d'épuration se creusent les méninges pour trouver des moyens d'éliminer ces molécules et minéraux, mais, selon les cas, ils n'y arrivent que pour 10 à 90% du total. Il serait utile d'étudier l'impact des faibles doses».

En novembre dernier, la ministre Roselyne Bachelot a demandé un plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux. En Suède déjà, les médicaments sont classés en fonction de leur impact sur l'environnement et les médecins invités à modifier leurs prescriptions.

 

Source : http://brest.letelegramme.com/

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 00:09

Laurent COLASSE de l 'Association SOS MAL de SEINE sur FRANCE3 édition nationale, JT du 19/20 le dimanche 25 Juillet 2010 - Reportage "Alerte aux déchets plastiques" - Sandrine Feydel / P.Lagaune.

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Pour plus de détails concernant la pollution plastique de la Seine, Laurent Colasse nous propose  videos-maldeseine-02.PNG

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Le site de SOS Mal de Seine : http://maldeseine.free.fr
 

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