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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 00:47

 

QUE CHOISIR : un expert, et de plus indépendant ? ? A vous de juger.

 

couverture-mini.png

 

Un dossier plus que douteux est publié ce mois de mars 2012 dans le magazine QUE CHOISIR avec cette FAUSSE affirmation provocatrice : il ne faut pas avoir peur de l’eau du robinet qui est de bonne qualité !!!

 

Confondre potabilité et absence de polluant, c’est très grave pour un média digne de ce nom.

 

Page 16 - le scoop

  page 16b

  

D’où peut provenir une telle affirmation ? On ne nous le dit pas mais ce qui est certain c’est que ce même discours, sans indication précise des sources, vous le trouverez chez les distributeurs d’eau privés ou non : « moi, je vends de la bonne eau ». Des mots ... pour vendre. Normal de la part des distributeurs qui ne vont pas vous dire qu’ils vous empoisonne sournoisement, certes à petites doses ( des milliers de fois les doses homéopathiques, tout de même ). En revanche et toujours avec le même discours des distributeurs, QUE CHOISIR nous dit la vérité : nos ressources en eau sont en constantes dégradations.

 

Page 18 - Preuve d’une méconnaissance de la réalité

« on ne peut faire confiance qu’à l’eau des villes » !

 

  page 18a

  Vraiment du n'importe quoi !!!

 

A l'exception des fausses informations,

et de la fausse analyse de la réalité du terrain,

cet article est vraiment très bien ... imprimé.

 

Moi qui achète de l’eau de source … des montagnes françaises !!!

Et les biberons des petits nourrissons parisiens avec leurs 40 µg/l de nitrates et autres pesticides non recherchés … , mais l’eau de Paris est sans aucun doute de l’eau potable. C’est peut-être pourquoi un adulte peut se retrouver parfois avec des problèmes de croissance, de nervosité incontrôlée et d’instabilité gestuelle ...

 

  sourire bb

 

 

Page 19 - Autres preuves caractéristiques

d’une méconnaissance de la réalité

 

  page 19a

 

Nous avons de nombreux articles sur ce blog qui prouvent

 

- qu’une eau potable peut contenir depuis des années des polluants à fortes doses,

 

- que les analyses de notre eau ne tiennent pas compte des polluants réellement présents

 

- et que le site gouvernemental ne donnent pas toutes les analyses.

 

Conclusion

 

Que ce magazine se cantonne à nous faire ce qu’il sait faire, des comparaisons de prix et qu’il arrête de désinformer sur des sujets qu’il ne maîtrise pas. L’eau n’est surtout pas un domaine de sa compétence et igepac vous le prouvera avec du vécu ultérieurement. Confondre potabilité et absence de polluants c’est vraiment très grave pour un média digne de ce nom. En attendant, le mal est fait.

 

La deuxième partie moins périlleuse pour la clientèle du magazine est sur « la ressource en péril », elle est donc plus honnête.

 

Pour terminer cet article, page 16,

la preuve d’une FAUSSE information gratuite*,

liste non exhaustive :

( * à 4 € 40 ! )

 

  page 16a

 

 

Les cas de non-conformité se raréfient ? Faut-il encore le prouver. Sur ce blog le constat journalier n’est pas celui-là. Une preuve en fin d’article parmi d’autres est donnée en comparant la présence des nitrates et des pesticides en 2006 et 2009, en BOURGOGNE, la tendance serait plutôt inverse. Si de nombreux captages sont abandonnés, de nouvelles analyses de molécules révèlent une pollution latente qui n’est pas de bonne augure pour l’eau des nourrissons et des jeunes corps humains en formation, mais ce n’est pas la clientèle de QUE CHOISIR.

 

Publier ce genre de scoop régulièrement pour se faire inviter sur France Inter ou à la télé … je sais qu’il faut de l’argent pour subsister sans pub, mais il y a des limites sanitaires à ne pas franchir. L’incompétence peut parfois être dramatique et surtout avec l’eau qui est le comburant vital de notre corps. A cette catégorie de « journalistes » je préconise qu’ils s’intéressent aux transferts des molécules nutritionnelles de nos aliments dans notre organisme et après quelques années de formation, qu’ils reviennent nous informer, simplement faire leur boulot. Il est vrai également que le journalisme subit la mutation de notre société et que la déontologie n’est plus ce qu’elle était, c’est ce que nos mutants de tous bords appellent le progrès !

 

PS : A la famille igepac uniquement : si vous voulez l’article, contactez-moi, je vous le prête ( tout est gratuit en famille et grâce à Dieu, nous sommes tous frères ! )

 

nitrates bourgogne 2006

 

 

 nitrates bourgogne 2009

 

 pesticides bourgogne 2006

 

 pesticides bourgogne 2009

 

 

Les conseils de bonne qualité de QUE CHOISIR

 

potion-eau-potable-biberon

 

____________________________

 

 

Pour une information gratuite, 

un bilan des constats d'igepac,

lisez les dossiers sur

" Les eaux que nous buvons "

( téléchargables ) 

 

     ( 1 - Généralités )

    ( 2 - La chimie de l'eau buvable )

 

 

Pour complèter une doc récente de WWF

L'eau et la politique agricole

 

pdf.jpg 

 

 ________

 

 

   Une info de notre ami blogueur sur http://monvirynature.blogspot.com/

 

 

 

 

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 01:10

Les normes scientifiques se limitent aux deux seuls paramètres microbiologiques décrits ci-dessous. Donc si vous alimentez votre piscine avec l’eau de rejet de votre fosse septique ou de la station d’épuration de la ville, vous aurez une eau dite de baignade d’excellente qualité, à condition que vous l‘ayez suffisamment « javellisée ». Cette image n'est pas une caricature mais la réalité d’une réglementation. A vous de juger.

 

Les paramètres microbiologiques sont des germes témoins de contamination fécale* qui ne présentes pas toujours un danger mais dont la présence peut s'accompagner de celle de germes pathogènes.

( * les coliformes fécaux ou Escherichia coli, les streptocoques fécaux ou entérocoques intestinaux )

 

Les normes ci-dessous sont celles données sur le site

http://baignades.sante.gouv.fr/

  

 eaux-de-baignade---normes-CE-2006.PNG

 

Les paramètres physico-chimiques d'une éventuelle mesure et d'une évaluation visuelle ou olfactive sur le terrain sont des critères de classement. Les mousses, les phénols et les huiles sont ciblés. L'odeur, l’aspect, la couleur, la transparence, les résidus goudronneux et les matières flottantes … forgent les avis pour le classement d’une eau de baignade.

 

Ce que dit le site gouvernemental : « De nouvelles dispositions législatives et réglementaires*, transposant la directive européenne 2006/7/CE, prévoient une évolution des modalités de contrôle de la qualité des eaux de baignade et de la méthode de classement de leur qualité.

 

La qualité des eaux de baignade (eaux douces et eaux littorales) s’est considérablement améliorée … , le pourcentage de conformité des eaux de baignade à la réglementation européenne étant passé de 60 % dans les années 80, à plus de 95 % en 2008. Ces chiffres sont le résultat des efforts importants engagés par les collectivités avec l’aide des agences de l’eau, notamment en matière d'assainissement collectif.

 

Les collectivités et responsables privés d’eau de baignade vont donc devoir poursuivre leurs efforts.

 

La Commission européenne a fixé comme nouvel objectif d’atteindre en 2015 le niveau de qualité au moins « suffisante » pour toutes les eaux de baignade, littorales et intérieures.

 

Pour y parvenir, elle exige qu’au plus tard, début 2011, soient établis des « profils », qui permettront aux responsables des eaux de baignade d’identifier les causes de pollution susceptibles d’impacter la qualité des eaux et de mieux cibler les mesures visant à réduire ou éliminer ces sources de pollution.

 

Depuis plusieurs années, l’Association Nationale des Elus du Littoral (ANEL), l’Association Nationale des Maires des Stations Classées et des Communes Touristiques (ANMSCCT) avec le soutien du Ministère en charge de l’Ecologie (MEEDDAT), celui de la santé (MSS) et en collaboration avec les ministères du Tourisme et de l'Intérieur, travaillent ensemble pour promouvoir l’amélioration de la qualité des eaux de baignade et l’information des baigneurs.

Au cours de l’année 2008, un comité de pilotage a été constitué pour élaborer le présent référentiel de certification de système.

Le présent référentiel, qui repose sur la notion d’amélioration continue, devrait permettre aux collectivités et aux gestionnaires privés responsables d'eaux de baignade qui le souhaiteront, de solliciter, s’ils répondent aux critères demandés, la certification de leur système de gestion de la qualité des eaux de baignade.

 

C’est le sens de la démarche qui suit et nous espérons que vous serez nombreux à répondre à cette certification et à initier une politique de gestion active de la qualité des eaux de baignade, afin que les objectifs de protection de la santé des baigneurs et d'amélioration de la qualité des eaux soient atteints. »

 

Source et accès au téléchargement de ce référentiel :

http://baignades.sante.gouv.fr/editorial/fr/actualites/actualitescertif.html /

 

Références :

  

" L’évaluation de la qualité des eaux de baignade en mer est depuis le 1er janvier 2010 basée exclusivement sur la recherche et le dénombrement de germes indicateurs de contamination fécale : les coliformes fécaux (Escherichia coli) et les entérocoques. Les analyses sont réalisées par un laboratoire agréé par le Ministère chargé de la santé :

http://www.environnement-sante-manche.org/ars-manche-reglementation-baignade.htm "

 

La Directive 2006/7/CE du Parlement européen et du Conseil du 15 février 2006 concernant la gestion de la qualité des eaux de baignade et abrogeant la directive 76/160/CEE :

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:32006L0007:FR:NOT /

 

 

 

 

La qualité des eaux de baignade du littoral,

une image de marque du tourisme de notre pays 

 

 

Les stations d'épuration restent de véritables usines à diluer nos pollutions. Les eaux des stations sont rejetées dans les rivières et au final dans les mers et les océans ; les épandages des boues polluent les sols et les nappes phréatiques. igepac publiera prochainement le rapport du Cemagref qui confirmera l'énorme pollution des STEP, ce qui ne sera pas un scoop pour les lecteurs des articles de ce site.

 

Limiter la pollution est un énorme problème financier que les élus des collectivités du bord de mer doivent résoudre. Pour de bonnes raisons liées au tourisme estival, la pollution visuelle est la première préoccupation des élus locaux, et trop souvent la seule. Les normes minimales limitant la contamination bactériologique viennent ensuite alerter des risques à courts termes. Les nombreux autres polluants sont ignorés par la réglementation.

 

 

Une station d’épuration du littoral rejette ses eaux polluées dans la mer,

plus ou moins loin de la côte, de la plage.

Que faire pour limiter la pollution estivale ?

... à suivre

 

step-UHABIA

 

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 06:56

 

Turbide signifie agité, troublé. La turbidité est la mesure de l’aspect plus ou moins trouble de l’eau qui n’est pas obligatoirement visible à l’œil nu ; c’est l’opposé de la limpidité.

 

« Elle est causée par diverses matières particulaires ou colloïdales composées de limon, d’argile, de composés organiques ou inorganiques ainsi que du plancton et d’autres micro-organismes. Les sources de matières particulaires peuvent être d’origine naturelle ( acides humiques, particules provenant de la dégradation des végétaux ou de l’érosion du sol ) ou anthropique ( rejets industriels, agricoles et urbains) (US EPA, 1999 ). Dans le réseau de distribution, après le traitement de l’eau, la turbidité peut s’accroître par la post-floculation de coagulants résiduaires dissous, la recroissance de micro-organismes, la remise en suspension de la matière déposée dans les canalisations ainsi que par la corrosion de la tuyauterie.

 

Techniquement, la turbidité correspond à la propriété optique de l’eau permettant à une lumière incidente d’être déviée (diffraction) ou absorbée par des particules plutôt que transmise en ligne droite. »

Source et compléments en pdf :

http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/198-CartableEau/Turbidite.pdf /

  

Dans les usines de traitements de l’eau, la turbidité est régulée par ajout de sels d’aluminium ou de fer. Pour les alimentations directes, du captage au robinet, la turbidité varie suivant la saison et il est normal que par temps de pluie la turbidité de l’eau du robinet soit en augmentation.

 

Si dans les petites collectivités, une forte turbidité ne justifie pas de précaution particulière, dans des structures plus importantes elle devient gênante et demande une intervention auprès de la population : un exemple dans la Vienne, la veille de Noël, un article de la Nouvelle République,

 

« Des packs distribués dans les communes privées d'eau

 

Le Siveer, le syndicat départemental de l’eau de la Vienne, a distribué hier matin 36.000 bouteilles dans les onze communes privées d'eau potable. Civaux et Mazerolles sont maintenant aussi concernées.

 

A Béruges, on s'est relayé toute la matinée dans la mairie pour venir chercher son pack. Grand Poitiers recommande à ses abonnés habitant la commune de ne pas consommer l'eau du robinet. ...

 

Elle sera à nouveau potable quand, l'eau ? On s'interrogeait hier matin à la mairie de Béruges comme dans les dix autres communes privées d'eau potable depuis jeudi. Chacun est venu y chercher son pack. Trente-six mille bouteilles ont ainsi été distribuées par le Siveer aux 6.000 foyers concernés.

 

Jeudi, le syndicat avait demandé à ce qu'on ne consomme plus d'eau du robinet, par mesure de précaution, ou de la faire bouillir 3 minutes. Cette eau peut toutefois être utilisée pour tout usage sanitaire (toilette, WC, lavage).

 

En raison des fortes pluies, la turbidité avait augmenté, comme cela arrive une fois par an, ce qui trouble l'eau et peut entraîner des risques microbiens ou liés aux nitrates. Le syndicat d'eau de Lussac donne maintenant la même consigne pour les communes de Civaux et Mazerolles où le problème est le même.

 

Incompréhension à Valdivienne

 

Des opérations correctives ont été entreprises par le syndicat des eaux de la Vienne pour un retour rapide à la normale, notamment via des purges du réseau et un renforcement de la chloration de l'eau distribuée. Hier, les analyses du Siveer étaient plutôt rassurantes. « La turbidité continue de baisser. Nous aurons un retour à la normale dans quelques jours », annonçait Marcus Agbekodo, directeur général du Siveer. On devrait de nouveau pouvoir tourner le robinet pour se servir un verre en début de semaine.

 

Cette turbidité était cela dit encore assez importante au niveau de la source de Monas, qui alimente Valdivienne. Dans un premier temps la mairie a mis à la disposition des habitants des bouteilles d'eau issues de son propre stock en attendant une livraison plus engagée des services du Siveer qui s'est faite ici aussi en fin de matinée. Cependant cette situation provoque à la mairie un sentiment d'incompréhension. Roland Laurendeau, le maire, lâche : « Nous avons sur Valdivienne une ressource en eau potable importante avec deux forages aux lieux-dits « Les petites rivières » et « La Chevrolière ». Ces deux ressources permettent de produire une eau de qualité avec une teneur en nitrate tout à fait acceptable. Nous ne comprenons pas pourquoi les raccordements de ces points d'eau avec les châteaux d'eau très proches ne se font pas. Et pourquoi on continue à chercher l'eau au lieu-dit « Monas » situé à plus de 8 kilomètres. »

 

« Nous aurons la solution dans les années qui viennent avec le syndicat départemental, répond le directeur général du Siveer. Nous renforcerons les interconnections. Nous irons chercher l'eau de bonne qualité et créerons un réseau de façon à pouvoir tourner les vannes et partager l'eau en cas de besoin. »

 

Renseignements en mairie, dans les agences du Siveer et sur le site http://www.siveer.fr/ /

 

La phrase

 

« Il ne faut pas trop grossir le problème, ce sont quatre petits syndicats des eaux qui font de la résistance »

 

Le Préfet Yves Dassonville revient sur la commission qui a conduit à la fusion de certaines communautés de communes et au rattachement de communes isolées. Seule la question des syndicats des eaux rassemblés en une seule unité départementale a fait un flop. « Il y a 250 maires dans la Vienne et seule une trentaine n'est pas satisfaite... Nous allons donc commencer par ce qui a fait consensus en matière d'intercommunalité, et nous allons continuer à discuter sur ces questions de syndicat d'eau mais il faut être raisonnable et reconnaître que nous avons la chance d'avoir un syndicat départemental, le Siveer, animé par des élus. Il permet de mutualiser les coûts et d'encaisser de futures contraintes sur l'eau. »

 

Source :

http://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/ACTUALITE/Environnement/Des-packs-distribues-dans-les-communes-privees-d-eau /

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 00:41

Question re-...-reposée : " J’habite Paris, où puis-je trouver sur Internet les doses de nitrates de mon eau ?

 

Réponse d’igepac : Après une journée de recherches infructueuses et à défaut d’une réponse de la ville de Paris(1), voici quelques résultats obtenus sur Internet.

 

(1) Constat d’igepac : igepac pose toujours de mauvaises questions, des questions qui fâchent, si bien que le taux de réponses aux demandes d’information avoisine les 10 %.

 

Disons depuis une vingtaine d'années, le problème constant du consommateur n'est plus de savoir que la réglementation en matière de santé publique est respectée, mais c'est de savoir ce qu'il a dans son assiette ou dans son verre. C'est ce pourquoi igepac s'informe et vous informe. Dès la naissance de ce site, nous nous sommes rendus compte très vite que l'eau était logé au même niveau que le " Médiator".  Pourquoi d'ailleurs, l'eau serait-elle mieux surveillée qu'un produit pharmaceutique ? Les paroles de scientifiques de très haut niveau, au moins au niveau hiéarchique, étaient pourtant venus nous rassurer. C'est pourquoi il nous faut de réelles preuves pour pouvoir faire notre propre jugement. La parole médiatique n'est plus crédible. La pollution de l'eau relève du domaine de la chimie, il nous faut des preuves scientifiques, mais des preuves TRES élémentaires. Et pour autant, c'est pratiquement impossible de les obtenir. ... !

 

Le yo-yo des nitrates parisiens

dans une transparence plutôt opaque

 

1/ Le premier réflexe est de se rendre sur le site du Ministère de la Santé où sont publiées les résultats d’analyses de toutes les communes de France. Au 10 décembre 2011, les derniers résultats d’analyses de l’eau distribuée à Paris qui sont disponibles datent des 27 et 28 octobre 2011 !!! igepac attend une justification du distributeur « Eaux de Paris ».

 

2/ De plus, le lieu de prélèvement a disparu de la fiche d’analyse et apparemment cette information primordiale a été supprimée de toutes les fiches d’analyses de l’ensemble du site(2), ce qui fait perdre une bonne dose de crédibilité aux résultats publiés et laisse place au doute. Sur des kilomètres de parcours, l’eau se charge plus ou moins des substances déposées sur les parois des conduites, elle peut donc mal « vieillir ». Une analyse en début de réseau est donc différente de celle faite en fin de réseau et c’est d’ailleurs pourquoi plusieurs prélèvements sont effectués tout au long d’un même réseau.

(2) une explication est en attente de sante.gouv.fr

 

3/ Autant il est facile de connaître la qualité de l’eau de son robinet lorsque la distribution est assurée par une seule ressource ( dans les petites collectivités ), autant dans la capital c’est le parcourt du combattant dans un vrai labyrinthe car il existe une multitude de points d’alimentation en eaux de rivières et nappes phréatiques et si vous rajoutez de savants mélanges de ces ressources pour rester dans les normes, les informations du web sont impossibles à déchiffrer. La faible résolution des images sur les sites rend des cartes illisibles et les informations publiées sont très incomplètes pour une bonne compréhension.

 

A partir de ces constats, qu’elle réponse peut être apportée par igepac ?

 

Nous nous limiterons aux informations générales du site du Ministère en prenant la marge haute de concentration en nitrate et en se limitant à une journée d’analyse, la dernière publiée sur le site. Il existe cependant des îlots où la concentration de nitrates est plus faible, lorsque l'eau provient des rivières mais aucune information le précise.

  

Eau-paris-nitrates-28-10-2011.PNG

 

 

 

Conclusion

 

 

Eau-paris-precaution-sanitaire.PNG 

 

Informations disponilbles sur le site du Ministère

 

logo-ministere-analyses-eau.PNG

http://www.sante.gouv.fr/resultats-du-controle-sanitaire-de-la-qualite-de-l-eau-potable.html /

 

 

Les analyses retenues, ici. 

 

 

 Informations du site Eau de Paris

 

Eau-paris-reseaux.PNG

 

" Le réservoir de Montsouris (202 000 m3) alimente, à partir des eaux provenant des aqueducs de la Vanne et du Loing, les 1ier, 2e, 3e, 4e et 7e arrondissements, et en partie les 5e, 6e, 8e, 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 13e, 14e et 15e arrondissements, soit 35% de la ville.

 

Les réservoirs de Ménilmontant et des Lilas, les réservoirs et cuves de Belleville et de Montmartre (313 000 m3) alimentent, à partir des eaux provenant de l'usine de Joinville, les 18e, 19e et 20e arrondissements, et, en partie, les 9e, 10e, 11e et 12e arrondissements. Le réservoir de l’Hay-les-Roses (229 000 m3) alimente à partir des eaux provenant de l’usine d’Orly, une partie des 5e, 6e, 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements.

 

Le réservoir de Saint-Cloud (426 000 m3) alimente, à partir des eaux provenant de l’aqueduc de l’Avre, le 17e arrondissements, et en partie les 8e, 16e et 18e arrondissements.

 

La capacité totale des réservoirs est d’environ 1 200 000 m3. "

 

 

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 00:03

 

Un rapport sur l'évolution des concentrations et des flux de Marnay à Poses de Mathieu Cladière, Johnny Gasperi, Catherine Lorgeoux et Bruno Tassin

LEESU, Université Paris-Est.

 

Introduction

 

Parmi les perturbateurs endocriniens communément cités dans la littérature, on retrouve les hormones naturelles ou de synthèses, les polybromodiphényléthers, les phtalates, mais également les alkylphénols (APs) et le bisphénol A (BPA) (Sharma et al. 2009).

 

Les alkylphénols simples (AP) sont essentiellement utilisés dans la synthèse d’alkylphénols éthoxylés (APEOs), majoritairement des nonylphénols éthoxylés NPEOs (80%) et des octylphénols éthoxylés OPEOs (20%) qui sont, eux, largement utilisés comme surfactant non ioniques dans de nombreuses applications industrielles et domestiques. La consommation mondiale de mélange d’alkylphénols éthoxylés s’élevait à 500 000 tonnes en 2002 (Ying et al. 2002).

 

Le bisphénol A est principalement utilisé comme monomère dans la synthèse de résines époxydes et comme inhibiteur de polymérisation dans le polychlorure de vinyle (PVC). Chaque année 450 000 tonnes de BPA sont produites et consommées à travers le monde (Vandenberg et al. 2007).

 

L’effet perturbateur endocrinien et la toxicité du BPA ( bisphénol A ) sur l’environnement aquatique sont aujourd’hui reconnus (Pickford et al. 2003; Wetherill et al. 2007). Les alkylphénols éthoxylés présentent, quant à eux, peu de danger direct pour l’environnement. Cependant, ces composés peuvent être biodégradés en composés éthoxylés à courte chaîne tels les alkylphénols diéthoxylés (nonylphénol et octylphénol diéthoxylé NP2EO et OP2EO) et monoéthoxylés (nonylphénol et octylphénols monoéthoxylés NP1EO et OP1EO) (John et White 1998; Giger et al. 2009), pour finir en alkylphénols simples (nonylphénol NP et octylphénol OP) dont les activités endocriniennes sont avérées (Zhang et al. 2003; Bhattacharya et al. 2008).

 

Malgré leur forte consommation et leur caractère toxique, aucune étude n’est actuellement disponible concernant les niveaux de contamination, les sources et le devenir des APs et du BPA sur la partie amont du bassin de la Seine.

 

Dans le cadre de la phase V du programme PIREN-Seine, le LEESU (Laboratoire Eau Environnement et Systèmes Urbains, ex CEREVE) s’intéresse à la présence des APs et du BPA dans la partie amont du bassin de la Seine. Les expérimentations menées en 2009 avaient pour but de caractériser le niveau d’imprégnation du milieu récepteur ainsi que les flux d’APs et de BPA retrouvés dans les eaux de surface et dans les rejets de stations d’épuration. Cette première approche avait également pour objectif de déterminer les flux d’APs et de BPA exportés vers la partie aval du bassin de la Seine et leurs possibles variations saisonnières

 

 

 bisphénols-sites d'études

 

 

Conclusion

 

Les expérimentations menées par le LEESU en 2009 ont permis d’apporter les premières connaissances sur le niveau de d’imprégnation en bisphénol A et en alkylphénols des eaux de surface sur la partie amont du bassin de la Seine.

 

Les premiers résultats indiquent que les niveaux de contamination de la Seine sont comparables à ceux retrouvés dans la littérature, environ 50 ng.l-1 pour le BPA, 200 ng.l-1 pour le NP et 20 ng.l-1 pour l’OP. Ces derniers ont également permis de souligner que les rejets de STEP présentent des concentrations faibles comparativement à d’autres études antérieures et relativement proches des eaux de surface.

 

L’étude des flux de BPA et d’APs le long de la Seine a mis en évidence l’influence de la région parisienne, plus particulièrement visible par le rejet de la station Seine Aval. Sous cette influence, les flux totaux journaliers exportés vers la partie aval s’élevaient à 11 KILOGRAMMES par jour en avril et 5,300 kg en juillet.

 

L’étude des mécanismes présents dans la Seine a permis de mettre en évidence la disparition des alkylphénols au cours de leur transfert dans le fleuve. La décroissance conjointe des rapports flux entrants / flux exportés et de la longueur de la chaîne éthoxylée semblerait souligner le rôle majeur des mécanismes de biodégradation au sein du fleuve. Toutefois, cette biodégradation est complexe et peut s’effectuer selon plusieurs procédés. A titre d’exemple, les acides alkylphénoxy acétique (NP1EC) qui sont produits au cours de processus de biodégradation oxydatifs (généralement dominant en milieu naturel ; Jonkers et al. 2001) ne sont pas pris en compte dans cette étude.

 

Bien que ce composé soit correctement analysé dans la fraction dissoute, le protocole utilisé ne nous permet pas de le quantifier dans la fraction particulaire. Les résultats partiels obtenus sur ce composé ne sont pas présentables en l’état, mais un développement de l’étape de purification de la phase particulaire permettrait d’améliorer leur quantification et donc les interprétations quant à la biodégradation des alkylphénols dans la Seine.

 

De plus, afin d’améliorer la connaissance du comportement des APs en milieu naturel, il est possible d’obtenir une analyse qualitative des nonylphénols polyéthoxylés (NPnEO) à longue chaîne éthoxylée (n = 3 à 15). Ces résultats permettraient d’avoir une meilleure idée de la distribution et de la disparition, dans le milieu naturel, des composés précurseurs à ceux quantifiés dans cette étude.

 

 

logopdf igepac mini<< le document à télécharger

 

Les traces dans la Seine sont infimes, de l'ordre de dizaines de nanogrammes. Infimes traces suffisantes pour perturber la génétique des poissons de la Seine. Ce sont quelques tonnes par an qui sortent des stations d'épurations et cette étude ne retient que quelques molécules polluantes !

 

Une expérience est en cours à Clermont-Ferrand sur l'espèce humaine en utilisant les eaux de la station d'épuration sur les cultures locales, depuis une dizaine d'années. Il faudra attendre encore quelques années pour voir le pourcentage d'individus génétiquement modifiés, et l'évolution des cancers mais évidement avec le concours de bien d'autres molécules de la chimie industrielle ! 

 

Revoir les articles ici /

 

( Les écologistes locaux ne semblent pas être au courant ( déjà des effets perturbateurs ? ). Pour avoir des informations ils ont demandé à igepac d'aller voir ailleurs. Si vous connaissez des sources sur le suivi scientifique ou si quelqu'un a du temps de libre pour suivre cette expérience, faites en part à igepac@gmail.com  ) 

 

 

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 09:00

 

epandage-01.PNG

 

Un communiqué de France Nature Environnement

 

Depuis 1968, France Nature Environnement milite activement sur le terrain pour dénoncer les pollutions qui souillent notre environnement et nuisent à notre santé.

 

Nous intervenons chaque fois que l’environnement est menacé et c’est le cas aujourd’hui !

 

L’application du décret nitrate* qui assouplit les normes d’épandage des effluents d’élevage et relève les plafonds d’épandage d’azote a des conséquences dramatiques sur les nappes phréatiques. Ce sont ces mêmes nappes qui alimentent l’eau de notre robinet.

Il est urgent d’intervenir pour limiter les dégâts causés par l’application de ce décret !

 

FNE engage un recours contre ce décret :

soutenez-nous sur http://www.fne.asso.fr/

 

 

Revoir l’information igepac en cliquant ici /

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 00:10

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Un article d'Arlyne JEANNOT

http://www.lunion.presse.fr/

  

Le ruisseau reste interdit. Mais la mairie ne souhaite plus donner de l'eau gratuitement aux agriculteurs.

 

La mairie de Bourg-Fidèle estime que ce n'est plus à elle de payer l'eau fournie aux agriculteurs qui souffrent toujours des conséquences de l'affaire Métal-Blanc.

 

Elle l'a fait savoir, hier, lors d'une réunion de l'Association protection défense de l'environnement de Bourg-Fidèle, présidée par l'emblématique Denise Schneider.

 

En effet, dans le village, les agriculteurs ne peuvent toujours pas abreuver leurs bêtes dans la Murée. Ce petit ruisseau privé est pollué au plomb depuis 1997 - et peut-être par d'autres métaux lourds aussi - suite aux rejets de l'usine de traitement de batteries Métal-Blanc.

 

Mille ans

 

Avant la pollution de 1997, les bêtes buvaient directement dans le ruisseau.

Mais, au plus fort de la contamination, la préfecture avait interdit toute consommation de cette eau. Car, en effet, les bêtes qui en avaient bu tombaient malades, les vaches devenaient aveugles et perdaient leurs fœtus.

La pêche y est également interdite, depuis 1999. Et pour cause… le plomb a une durée de vie de 1 000 ans !

 

Toujours est-il que l'eau coûte de plus en plus cher. Et la mairie ne trouve plus tellement normal d'avoir à payer cette eau. « Au moment où l'on demande aux habitants de Bourg-Fidèle de faire un effort au niveau du prix de l'eau, nous ne trouvons plus normal de mettre l'eau gratuitement à disposition des agriculteurs », explique Éric Andry, maire de Bourg-Fidèle.

 

Mille cinq cents mètres cubes d'eau par an (soit 2 500 euros), pendant une dizaine d'années, et la facture s'élève à plus de 25 000 euros.

 

« Le pollueur doit payer »

« J'ai écrit une lettre à la préfecture pour demander qui doit payer », a expliqué hier le maire.

 

Pour Denise Schneider, la question ne se pose même pas : Métal-Blanc doit régler la note. « Je vais écrire à la direction de l'usine pour leur demander. »

« C'est le pollueur qui doit payer », estime aussi Madeleine Doé, qui habite en face de l'usine. « Pour moi, c'est Métal-Blanc qui devrait payer », insiste René Béroudiaux, agriculteur.

 

Cette question a occupé une bonne partie des débats lors de l'assemblée générale de l'association.

 

Par ailleurs, certains membres ont témoigné de leur inquiétude en ce qui concerne les particules de plomb que l'on respire. « Le plomb présent dans le sol se dégage dans l'air lorsqu'il fait chaud et je me demande si ce n'est pas aussi dangereux d'en respirer de petites quantités sur une longue période», s'interroge un membre.

 

D'autres ont aussi tiré la sonnette d'alarme à propos du taux de rejet des sulfates, jugé trop élevé, et du manganèse présent dans les eaux souterraines du village. « Le manganèse peut causer la maladie de Parkinson. Moi, ça m'inquiète. Je vais demander à la Dreal d'effectuer une étude pour savoir d'où ça vient », a dit Mme Schneider.

 

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 04:34

yeux-regard

La Fédération des Associations de protection de l'environnement de la Haute Vallée de l'Orge (FAVO) vient de déposer une plainte contre X, au parquet du tribunal de Grande instance de Versailles.

 

Cette plainte fait suite à une pollution de l'Orge, dans l’Essonne en avril dernier, X avait déversé des fongicides ( informations de l’avocat Me Jean-Jacques Dulong à l'AFP ).

 

Cette pollution qui a provoqué la mort de poissons, en particulier dans les étangs s’alimentant avec l’eau de l'Orge, a présenté des risques sanitaires pour l’Environnement.

 

L'article d'igepac du 22 avril :

http://www.igepac.com/article-forte-pollution-de-l-orge-avril-2011-72745775.html

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 07:40

 

Voici un article pédagogique de nos voisins Suisses qui n’ont pas la mer comme poubelle finale mais bien souvent des lacs qui vont connaître une saturation de pollution semblable à celle des lacs canadiens si rien n’évolue dans le bon sens. Et le premier bon sens, c’est de diminuer les doses des produits ménagers. Une campagne de sensibilisation sur ce thème serait-elle possible en France ? Certainement pas, car se serait admettre officiellement que nos stations d’épuration ne font pas de miracle. 

 

micropolluants_menagers.PNG

 

« Soins du corps, maquillage, vaisselle, lessive, entretien du ménage, bricolage, jardinage... Pour chacune de ces tâches quotidiennes, nous avons sous la main un ou plusieurs produits que nous versons, étalons ou dispersons. Si on consulte leurs étiquettes, on verra que la liste des substances qui les composent est souvent longue, même pour un tout un petit savon.

 

Substances synthétiques

 

La plupart de ces substances n’existent pas dans la nature: elles sont artificielles et ont été fabriquées par synthèse chimique, généralement à partir du pétrole. Pour cette raison, les microorganismes qui peuplent les sols et les eaux ne sont souvent pas capables de les "manger" facilement et entièrement, comme ils le font avec les substances naturelles.

 

Or, ce sont des microorganismes qui travaillent principalement dans les stations d’épuration (STEP), là où vont nos eaux usées lorsqu’elle disparaissent au fond de l’évier, de la baignoire et des W.C. Car il faut bien prendre conscience que la plupart des produits utilisés dans un ménage finissent dans l’eau. C'est le cas, bien sûr, de ceux qu'on emploie pour la lessive, la vaisselle ou l'entretien de la cuisine, des W.C., des sols et des meubles.

 

Mais c'est le cas, aussi, des cosmétiques et des parfums que nous étalons sur notre peau et qui partent à l'égout lors de notre toilette - sans oublier le parfum d'ambiance et le diffuseur anti-moustiques, puisque leurs émanations finiront sur le sol, puis dans la serpillière...

 

Les substances synthétiques qui traversent les stations d’épuration sans avoir été dégradées (ou totalement dégradées) se retrouvent ainsi dans les lacs, les rivières et les eaux souterraines - là d’où provient une bonne partie de notre eau potable. On les appelle des micropolluants car, pour chaque substance, la concentration est très faible, de l’ordre du micro ou du nanogramme par litre. Mais à l’échelle d’un lac grand comme le Léman, cela fait quand même des tonnes de chaque micropolluant!

 

En provenance de toutes parts

 

Ces micropolluants ne sont pas seulement issus des ménages, mais également de l’agriculture, de l'artisanat, de l’industrie, des hôpitaux, etc. Ils proviennent aussi de la pollution de l’air (trafic motorisé, chauffage des bâtiments, usines, incinération des déchets...) car les précipitations et les ruissellements finissent par tout ramener dans l’eau.

 

Le problème avec les micropolluants, c’est qu’il en existe des dizaines de milliers de variétés - plus de 30'000 substances synthétiques sont en usage rien qu'en Suisse - et que, pour la plupart d’entre eux, on ignore les effets à long terme sur les êtres vivants. On ignore aussi les synergies qu’ils peuvent avoir en se combinant ou lorsqu’ils se dégradent imparfaitement.

 

Les micropolluants sont déjà reconnus pour nuire à la reproduction et au développement des poissons. Les scientifiques craignent qu'ils en viennent un jour à perturber les écosystèmes aquatiques et la santé des êtres humains.

Heureusement, chacun peut agir pour diminuer la quantité de micropolluants originaires des ménages. Les principes à appliquer au quotidien peuvent être résumés en trois conseils :

 

• choisir des produits plus naturels

 

• doser au plus juste

 

• se passer des substances inutiles

 

Les communes, les associations, les enseignants et tous ceux qui désirent sensibiliser autrui à la problématique des micropolluants trouveront du matériel d'information (affiche, poster, prospectus, images symboliques, conte pédagogique) en cliquant sur le lien à la fin de cet article :

 

http://www.energie-environnement.ch/le-saviez-vous/446-micropolluants-pour-proteger-nos-eaux-chacun-peut-reduire-la-dose-au-quotidien

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 00:55

 

Un commentaire vient d'être posté sur l'article d'igepac "L'eau du centre ville de Paris avec ses nitrates à forte dose est conseillée et utilisée dans les biberons des petits Parisiens !!! "

 

Extrait de ce commentaire anonyme ( un copier-coller d'un article )

Imaginons alors une jeune maman ou un jeune papa de l'Essonne, habitant de Viry-Chatillon, qui veut savoir si l'eau de son robinet sera encore buvable dans quelques mois.

 

Chers amis internautes,

 

Eau de Paris tient aux Parisiens un discours rassurant sur la qualité de l’eau de leur robinet, écrivant même, dans son guide « boire l’eau de Paris », qu’autant pour les : « Femmes enceintes [que pour les] nourrissons, il est recommandé de boire l’eau de Paris ». A l’appui de cette communication proactive un tableau comparatif des teneurs comparées en minéraux de l’eau de Paris et des eaux minérales les plus prestigieuses, indiquant en particulier un taux de nitrates de 29 mg/l, sensiblement inférieur à la norme de 50 mg/l.

Source : boire l’eau de Paris, Eau de Paris

 

Ce qu’Eau de Paris dit beaucoup moins fort, c’est que ce taux varie sensiblement selon les quartiers de Paris, et peut flirter dans certains cas avec la norme, norme considérée par beaucoup de pédiatres comme trop élevée pour les très jeunes enfants…

http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/dossiers/eau/articles/13195-eau-biberon.htm

 

Cette réalité est d’ailleurs clairement exposée dans le témoignage sur doctissimo d’une internaute parisienne qui, visiblement inquiète, a mesuré à plusieurs reprises à son robinet des taux voisins ou supérieurs à 40mg/l.

 

Le témoignage de cette femme confirme les chiffres, certes publiés sur le site d’Eau de Paris, mais plus discrètement, concernant certaines zones de Paris. On y constate ainsi des « moyennes » variant de 37 à 40mg/l, avec des maximas jusqu’à 46mg/l.

 

C’est ce qu’on retrouve également dans le graphique que j’ai publié le 26 septembre dernier ( où ? ). Il démontre clairement que la concentration en nitrates sur les sources du Provinois, ( qui alimentent Paris en eau ), n’a jamais été inférieure à la norme depuis 1979…

 

Tout à sa volonté de promouvoir les vertus gustatives et écologiques de l’eau du robinet, Eau de Paris ne ferait-il donc pas fi un peu rapidement du principe de précaution ?

 

Intrigué et scandalisé, et malgré le droit de réserve auquel je suis tenu, j’ai décidé d’aller plus loin… et ces inquiétudes et témoignages ont été légitimés par les mesures que j’ai dernièrement faites moi-même sur de nombreuses fontaines de Paris situées dans des quartiers différents, et qui montrent clairement des concentrations très différentes (cf photos à venir) !

 

Conclusion :

 

... Alors, dangereux ou pas ? … le doute existe pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge. Eau de Paris doit une information précise aux habitants des quartiers concernés.

 

Castelvirois, ne vous réjouissez-pas trop vite ! Car c’est justement cette eau en provenance du Provinois que vous pourriez avoir à votre robinet dans quelques mois, si j’en crois les annonces du Président de notre agglomération  

 

J’ose espérer que la qualité de l’eau que nous pourrions boire dans le futur sera étudiée par nos édiles aussi attentivement que celle que buvons actuellement, et publiée par la Régie avec la même ransparence…

 

La clé est verte...

 

__________________________

 

D'ici que la clé soit retrouvée, voici un rappel pour donner au consommateur le besoin de mieux s'informer :

 

wagon-nitrates-et-train-de-pesticides---2.PNG

 

Si vous êtes Parisien avec une eau à taux de nitrates avoisinant les 40 µg/l, faites analyser le glyphosate ( herbicide type rundup ) et envoyez nous votre résultat, ... juste pour savoir si l'eau peut servir de désherbant intestinal aux titis parisiens. Ce pesticide est peu retenu par les traitemets classiques, charbon compris.

Pour la toilette ou les WC, l'eau de Paris est sans danger.

 

ping---pong.PNG

 

Les fontaines de Paris sont encore gérées par Véolia. Et si un Jean Luc sympa pouvait nous faire un article sympa sur ces fontaines, ce serait sympa : " Si les fontaines de Paris m'étaient contées "... mais en quelques lignes, est-ce posible ?

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